L'EQUIPE EN HAUSSE :
BORDEAUX (2e)
Quel festival! Bordeaux a frappé fort lors de cette 25e journée. D'abord parce que les Girondins ont infligé la plus lourde défaite à domicile de son histoire à Monaco (0-6). Ensuite parce que les hommes de Laurent Blanc reviennent à un point du leader lyonnais et relance le championnat. Depuis la 11e journée, les champions de France en titre avait toujours au moins deux points d'avance sur leur dauphin. Un tournant assurément. Privés pourtant de deux éléments clés (Planus et Fernando), les Girondins ont fait étalage de leur maîtrise offensive en seconde période. Cavenaghi, Bellion, Chamakh, Wendel : Bordeaux a des atouts pour inquiéter le roi Lyon. Et les hommes du président Triaud restent sur une impressionnante série de sept victoires en dix matchs. Lyon est prévenu, Bordeaux revient fort.
L'EQUIPE EN BAISSE :
RENNES (17e)
Rien ne va plus à Rennes. Comme Toulouse, les Bretons font partie de ses ambitieux qui ont rapidement déchanté cette saison. Malgré un bon début d'exercice (3e au soir de la 13e journée), ils restent sur une série catastrophique. Face à Lille (3-1), les hommes de Guy Lacombe ont enchaîné un 5e match sans victoire (trois défaites et deux nuls). Pire, si l'on enlève la victoire de prestige face à l'OM (3-1), le bilan est alarmant : neuf défaites et trois nuls ! Résultat, les Rennais sont désormais aux portes de la Ligue 2 à la 17e place. "Tout le monde a pris conscience de la gravité de la chose. Je suis moins inquiet mais il nous faut prendre des points, notamment face à Lorient au prochain match. Si on reste dans le même état d'esprit, avec tout un club uni derrière un objectif, on devrait s'en sortir", veut pourtant rassurer Lacombe.
LE JOUEUR :
PASCAL FEINDOUNO (SAINT-ETIENNE)
Repositionné en soutien de Bafé Gomis, le Guinéen a peut-être trouvé sa position de prédilection sous le maillot vert. Il fut de tous les bons coups. Rampe de lancement des offensives stéphanoises, il a délivré deux passes décisives et inscrit le troisième but sur penalty. Sans se dispenser des gestes de classe dont il est coutumier. Mais quand il y rajoute l'efficacité, le Stéphanois prend une autre dimension. Celle qui a permis aux Verts de se sortir d'une période tumultueuse.
LE BUT : :
MAMADOU NIANG (MARSEILLE)
Un but qui vaut de l'or. Mené 0-1 à la demi-heure de jeu, l'OM revient dans la course grâce à Taiwo. Mais c'est Niang qui va délivrer le Vélodrome. Profitant d'une magnifique ouverture de 30 mètres de Mathieu Valbuena, le Sénégalais croise sa frappe et offre trois points aux Phocéens. Grâce à cette victoire, l'OM surfe sur la vague du succès (trois en autant de rencontres). Les hommes d'Eric Gerets ne sont plus qu'à trois points de la Ligue des Champions, une véritable résurrection.
LA STAT : 1 :
Comme la première victoire du Mans face à Lyon (0-1) en Ligue 1. En sept confrontations, les champions de France s'étaient toujours imposés face aux Sarthois. Une statistique qui souligne encore les difficultés de Lyon. Poussifs face à Sochaux malgré l'ampleur du score (4-1), les hommes d'Alain Perrin ont montré d'inquiétantes lacunes collectives au stade Léon Bollé. Fébrile derrière, sans inspiration devant, Lyon a subi. Un revers inquiétant alors que l'ogre mancunien se profile.
LA DECLA :
ABDESLAM OUADDOU (VALENCIENNES) :
"Tout au long de la première période, une personne n'a pas cessé de m'insulter, de me tenir des propos racistes. J'ai été à plusieurs reprises en faire part à l'arbitre. Il m'a dit de rester dans mon match mais la personne a continué... A la mi-temps, je suis vraiment sorti de mon match en allant à la tribune. Je sais que ce sont des choses qui ne se font pas et je veux m'excuser auprès du public messin (...) Ce genre de personne n'a rien à foutre dans un stade. Il ne faut pas aller jusqu'à arrêter une rencontre, il y a des gens qui ont payé leur place, mais il ne faut plus que ça arrive. Cela m'était déjà arrivé, j'avais réussi à garder mon sang-froid Là, j'ai craqué".
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