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Bordeaux méritait mieux
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Publié 25/10/2008 à 09:03 GMT+2
Alors qu'ils ont longtemps mené au score, les Girondins ont finalement été contraints de concéder le match nul à Nice (2-2). Ils se sont fait rejoindre dans le temps additionnel sur un penalty très discutable et perdent du coup deux précieux points dans l
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NICE - BORDEAUX : 2-2Buts : Mouloungui (84e) et Rémy (90e+5 s.p.) pour Nice - Wendel (10e) et Cavenaghi (58e s.p.) pour Bordeaux.Dominer n'est pas gagner. C'est avec cette cruelle leçon, refrain connu de tous mais tellement vrai, que les Bordelais repartent de la Côte d'Azur sans avoir pris ce qu'ils étaient venus chercher. A savoir : les trois points. Pourtant ce précieux butin, ils l'ont eu en leur possession durant la quasi-intégralité de la rencontre. Ils ont même menés 2-0 mais n'ont pas su à ce moment-là mettre KO leurs adversaires. A leur décharge, les Girondins ont perdu leur avantage sur deux buts extrêmement litigieux, pour ne pas dire plus. Sur les deux actions en effet, le corps arbitral n'a pas brillé par sa clairvoyance. Résultat, Bordeaux perd deux points dans la course au titre et ne profite pas du faux de Lyon à Auxerre (0-0). Nice pas à rougir, mais peut vraiment s'estimer heureux du dénouement de l'affaire.
Car même si Laurent Blanc a fait tourner son effectif au coup d'envoi, Yoann Gourcuff notamment prenant place pour la première fois de la saison sur le banc, le niveau de jeu proposé d'entrée par les Ducasse et autre Placente n'a rien eu à envier aux titulaires habituels. Du mouvement, des solutions pour le porteur du ballon, de l'intelligence dans les déplacements et de la précision dans les transmissions : c'est peu dire que Bordeaux a entamé la rencontre tambour battant. C'est simple, les joueurs au scapulaire ont livré en première période une véritable démonstration de technique collective à de bien farouches Aiglons. L'ancien 4-4-2 du «Président» s'était une nouvelle fois mué en 4-2-3-1, le nouveau système favori de Laurent Blanc. Son équipe semble s'y être parfaitement acclimatée. C'est le moins qu'on puisse dire. Mais curieusement, ce n'est pas sur une phase de jeu que Bordeaux a inscrit ses buts ce soir. Un coup franc lointain de Wendel (1-0 ; 10e) et un penalty de Cavenaghi (2-0 ; 58e) leur ont permis de prendre les devants. Suffisant pour gagner ? Ça aurait bien pu. Mais non finalement.
Une fin de match à suspense
Car c'était sans compter la force de réactions de Niçois, qui il faut l'avouer à 0-2 n'ont pas abdiqué. Mieux, les Azuréens se sont alors mis à attaquer. Pas forcément comme il le fallait mais au moins l'intention était là. Le temps a filé. Le meneur Gourcuff et le dribbleur Obertan sont même entrés en jeu. Comme quoi parfois il ne faut pas être trop gourmand et savoir peut-être sécuriser un résultat. Car ce qui ne devait en toute logique pas arriver arriva. Eric Mouloungui se trouva d'abord au bon endroit au bon moment. Fraîchement entré en jeu, l'attaquant gabonais réduit la marque de près (2-1 : 84e), en dépit d'une position de hors-jeu flagrante. Mais qu'importe, les Girondins avaient encore un but d'avance. Et cette fois, ce n'était plus des minutes mais des secondes qu'il restait à jouer. Sur un ultime coup franc, le ballon navigua dangereusement dans la surface bordelaise et toucha malencontreusement le bras de Pierre Ducasse. Un bras collé au corps, il faut le reconnaître. Monsieur Chapron en jugea autrement et accorda un penalty à l'OGCN. Que transforma sans trembler Loïc Rémy dans le temps additionnel (2-2 ; 90e+5).
A la lumière de cette rencontre, faut-il pour autant fustiger l'arbitrage ? Frédéric Antonetti, pourtant si coutumier du fait, n'a cette fois pas fait de vagues. Et on le comprend. Grâce à ce point obtenu à l'arraché, son équipe conserve in extremis son invincibilité cette saison à domicile. Mais fait surtout fructifier sa victoire acquise en Principauté la semaine passée. Les Girondins n'ont eux pas grand chose à regretter. Si ce n'est peut-être que la chance n'ait pas voulu tourner en leur faveur. Bordeaux n'enchaînera donc pas un troisième succès consécutif, mais l'essentiel est ailleurs : ce sentiment d'injustice va sans doute faire encore beaucoup parler. A tort où à raison.
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