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"Être irréprochable"
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Publié 24/07/2008 à 08:30 GMT+2
A 36 ans, Grégory Wimbée aborde l'un des défis les plus difficiles de sa longue carrière : maintenir Grenoble en Ligue 1. Pour sa première saison parmi l'élite depuis 45 ans, le GF38 devra lutter mais le portier isérois pense que le petit poucet peut s'en
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Crédit: Eurosport
GREGORY WIMBEE, tout d'abord comment se déroule la préparation ?
G.W. : Ça se passe comme toutes les préparations, un début tout en douceur. En ce moment, on attaque les grosses séances, on travaille la vivacité. La victoire en amical face à Saint-Etienne samedi dernier (ndlr : 3-1) est bonne à prendre. C'est toujours bon pour la confiance de battre de futurs adversaires. Même si les deux équipes ont fait tourner leurs effectifs et que cette victoire n'est pas très significative.
Comment le GF 38, qui n'a plus connu l'élite depuis 45 ans, aborde-t-il ses retrouvailles avec la Ligue 1 ?
G.W. : Notre effectif compte un nombre importants de joueurs qui ont déjà joué en Ligue 1. Nous n'éprouvons ni crainte ni impatience. C'est surtout le contexte, qui nous entoure, qui a énormément changé. Nos supporters étaient dans l'attente. On ressent une forme d'excitation autour de nous.
C'est un défi énorme qui attend Grenoble cette année.
G.W. : Il ne faut pas exagérer. Nous avons de bonnes structures avec un nouveau stade, nous jouerons la plupart du temps à guichets fermés et nous comptons déjà près de 11 000 abonnés. Il me semble que notre parcours de la saison dernière peut nous donner confiance en nos moyens.
Malgré tout, vous êtes considérés comme le petit poucet du nouvel exercice.
G.W. : Bien sûr que notre objectif est de nous maintenir. On sait que ce sera compliqué. L'an dernier, deux des trois promus sont redescendus. Nous avons le plus petit budget de l'élite mais nous avons aussi des arguments pour nous maintenir. Notre club est en plein développement et il est important pour le GF38 de se maintenir pour que son projet se pérennise.
Justement, Grenoble a, semble-t-il, toutes les infrastructures nécessaires pour continuer de grandir.
G.W. : C'est un club très jeune. Le GF 38 n'a que 10 ans d'existence. A l'époque, il végétait en 4e division. Aujourd'hui, nous avons un grand stade, un nouveau centre d'entraînement doit également voir le jour. Le groupe Index a de l'argent et s'investit énormément dans le club. Mais tout risque de dépendre des résultats sportifs.
Qu'est-ce qui pourrait permettre à Grenoble de se maintenir ?
G.W. : On a de vraies qualités dans le jeu mais aussi et surtout des qualités mentales qui nous ont permis de revenir de très loin l'an dernier puisque nous accusions quand même un retard de 12 points sur Troyes. Il faudra compenser nos limites par des vertus morales et mentales irréprochables. Certaines équipes nous ont montré la voie. On devra prendre exemple sur des formations comme Nancy ou Valenciennes qui ont réussi à se maintenir et même à réaliser de belles performances peu de temps après avoir accéder à la Ligue 1.
Vous attaquez votre 16e saison en professionnel, est-ce le challenge le plus difficile que vous avez avez rencontré ?
G.W. : J'ai connu la descente avec Nancy juste après être monté en Ligue 1. C'est surtout au niveau personnel que c'est un challenge énorme. A 36 ans, je n'ai pas le droit à l'erreur. On ne me laissera rien passer compte tenu de mon âge avancé. Je me dois d'être irréprochable. J'espère juste ne pas faire l'année de trop mais mon corps semble suivre donc pour le moment, je suis fin prêt à relever le défi.
Vous aurez cette année un rôle de guide au sein d'une formation inexpérimentée à ce niveau.
G.W. : Nous sommes plusieurs trentenaires avec Maxence Flachez, Laurent Battles, Walid Regragui. Nous sommes des joueurs d'expérience. Il nous faudra apporter notre vécu et être irréprochable sur le terrain. Nous n'hésiterons pas à intervenir individuellement ou collectivement si le besoin s'en fait sentir.
Des doutes ont plané sur l'investissement du groupe japonais Index Corporation. Avez-vous déjà douté à ce niveau-là ?
G.W. : Ils ont toujours mis l'argent qu'il fallait mettre. Des rumeurs ont couru dans la presse locale. Des bruits selon lesquels nos salaires n'étaient pas toujours assurés. Je peux vous l'affirmer : je suis ici depuis deux ans, j'ai toujours eu mon salaire en temps et en heure. Grenoble est un club sain qui ne souffre d'aucun problème de trésorerie.
Quels sont vos favoris pour le titre ?
G.W. : Paris recrute gros. Je pense que ça va se resserrer au sommet. Mes favoris sont Lyon, Bordeaux, Marseille et donc Paris. Tout dépendra comment chaque gros gère les différents tableaux. Comme challengers, je place Lille et Nancy. Les choix du coeur.
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