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Blanc, les nerfs à vif
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Publié 06/03/2010 à 22:58 GMT+1
Les Girondins de Bordeaux n'ont plus joué en championnat depuis le 14 février. Une situation qui pèse sur les champions de France et sur leur entraîneur Laurent Blanc, agacé et remonté comme rarement. A force de ne pas jouer, les Bordelais ne seraient-ils pas en train de perdre leurs repères ?
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Crédit: Eurosport
A force de ne plus jouer, les Girondins vont finir par ne plus savoir où ils en sont. Certes, ils trônent encore fièrement sur les hauteurs du Championnat de France, malgré deux matches en moins. Mais actuellement, le club aquitain se pose des questions. De matches reportés en matches reportés, les champions de France voient la meute se rapprocher. Notamment Montpellier, qui débarque dimanche à Chaban-Delmas et qui pourrait, en cas de victoire, prendre les rênes de la L1. Ce que Lyon n'a pas été capable de faire, samedi du côté de Boulogne-sur-Mer (0-0).
Calme au possible et posé comme nul autre, on a senti Laurent Blanc quelque peu plus nerveux qu'à l'accoutumée en cette fin de semaine. Et pour cause, son équipe n'a plus joué de match de Ligue 1 depuis le 14 février. Entre-temps, il y a eu l'Olympiakos en C1 (0-1) et... plus rien. Pour les repères et le rythme, il y a mieux… Ajoutez à cela que lorsque l’on propose des matches aux Girondins, ceux-ci n’en veulent pas (ndlr : Bordeaux-Auxerre, qui devait être joué avant le 8e aller de C1 contre Olympiakos, a été finalement programmé mercredi 10 mars). Bref, Blanc n'est pas content. Et l'a fait savoir.
"On dirait que Bordeaux doit avoir peur"
"La date du 10 mars n'est pas cohérente. Elle est dénuée d'équité sportive et surtout elle va à l'encontre de ce que la Ligue elle-même avait prévu et fait jusqu'à maintenant: à savoir protéger les clubs engagés en Champions League. On a des matches en retard. Laissez-nous le maximum de chances en Champions League et, une fois que notre parcours sera fini, on jouera les matches." A bon entendeur...
Agacé par la Ligue, Laurent Blanc l'est tout autant par la presse. Celle-ci a osé faire d'Eric Gerets un successeur possible au Président la saison prochaine. Et a également laissé entendre en conférence de presse que Montpellier et son insouciance supposée pourrait jouer des tours aux Girondins. "A vous entendre, on dirait que Bordeaux doit avoir peur, trembler contre Montpellier. J'ai beaucoup de respect pour Montpellier, mais de là à dire que Bordeaux tremble à l'idée de rencontrer Montpellier, c'est non, a tenu à dire Blanc. Croyez-vous que Montpellier quand il vient à Bordeaux est serein. Il faut leur poser la question. S'ils sont comme nous premiers du championnat, on a quand même deux matches de retard. Bravo à eux, à leur parcours. Maintenant, s'ils veulent gagner à Bordeaux, il va falloir le démontrer sur le terrain." Vivement dimanche soir. Qu'on sache si Bordeaux reste Bordeaux.
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