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Triaud tape du poing
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Publié 09/11/2010 à 18:19 GMT+1
Furieux à l'issue du nul concédé à Valenciennes (1-1), Jean-Louis Triaud a livré mardi une analyse sans concession des maux actuels de Bordeaux. Le président exhorte son équipe "à se libérer, à desserrer le frein à main et à montrer un autre visage".
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Crédit: Eurosport
C'est sans doute la goutte de trop. Le match nul face à Valenciennes (1-1), samedi soir, n'est pas goût de Jean-Louis Triaud. Mais alors pas du tout. "Les joueurs sont passifs, sénateurs, comme si tout allait s'arranger parce qu'on est supposés meilleurs", avait-il accusé à l'issue de la rencontre avant de faire cette déclaration un brin provocatrice : "Je voudrais qu'il y en ait un qui foute une beigne à un coéquipier, comme à Milan (en référence à l'altercation Ibrahimovic-Onyewu, ndlr), le jour où il dort sur le terrain. Peut-être que ça les réveillerait. Une bonne bagarre entre eux, pour les réveiller, je ne vois plus que ça !" Mardi, le ton était plus posé. Mais le président n'a pas abandonné son habituel franc-parler. "On n'est pas à notre place au classement. Sur le terrain, nous n'avons pas le comportement que je souhaite d'équipe ambitieuse, volontaire, assumant ses objectifs, exploitant son potentiel. J'ai l'impression qu'on ne l'exploite pas et c'est frustrant", a-t-il insisté.
Voilà trois matches que les Girondins ne se sont plus imposés en championnat. Une éternité pour son président qui attend beaucoup mieux. "On aurait une équipe de joueurs médiocres, on dirait "très bien, on est dans le ventre mou du championnat, on ne peut pas faire mieux". Là, j'ai l'impression que l'on peut faire mieux. Ce n'est pas qu'une impression, c'est une certitude, mais je ne le vois pas. J'attends que ces garçons se libèrent et montrent un autre visage", demande Triaud. Ce visage, c'est celui d'un patron qu'il veut voir. "Nos adversaires ont moins peur de nous qu'avant, regrette-t-il. Il faut vite se dépêcher de les détromper, avoir une autre attitude dans laquelle on s'impose à nos adversaires plutôt que de les attendre, les voir venir, de subir. Cela passe par un comportement de patron, sur un ring, un terrain, un court de tennis, un fairway de golf ou au volant d'une voiture. C'est toujours pareil, on doit être plus fort et déterminé".
"Nos adversaires ont moins peur de nous"
Le problème, c'est que les problèmes de Bordeaux (10e) ne datent pas d'hier. Son président ne le sait que trop bien. "Cette année 2010 ne me convient pas, aussi bien sur la fin de la saison passée que le début de la nouvelle", assène-t-il. Jusque là, Jean-Louis Triaud s'est montré patient. Mais il ne veut plus trouver des excuses aux mauvais résultats de ses troupes. "Sur cette saison, on a eu des excuses, des absences, on a toujours beaucoup de blessés mais maintenant ça va, prévient-il. Il va falloir que tout rentre dans l'ordre, que les blessés reviennent, que l'on arrête les suspensions, qu'on soit tous disponibles et tournés vers le même objectif, c'est-à-dire des performances à la hauteur de notre potentiel". Il attend donc une réaction face à Nancy et Arles-Avignon.
En attendant, Triaud semble avoir mis le doigt sur les maux girondins. "Pour simplifier, on joue avec le frein à main, on a peur de mal faire et, en ayant peur de mal faire, on a fait la démonstration que les résultats étaient mauvais. Donc, il vaut mieux oublier cette peur et se lâcher, avoir un comportement plus positif. Ce qui nous manque, c'est de la constance, de la régularité dans l'exigence et la performance", analyse-t-il. Si les joueurs sont désormais face à leurs responsabilités, Jean Tigana, lui, n'est pas remis en cause. "Cette question est tellement idiote qu'elle ne mérite même pas une réponse… C'est bateau, bidon", disait le président samedi soir. Au Haillan, les joueurs ont sans doute reçu le message. Mais si Bordeaux ne redresse pas la barre lors de ses deux prochains rendez-vous, il faudra peut-être passer aux actes.
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