Au soir de la 17e journée, le 10 décembre, personne ne donnait cher de la peau des Ajacciens. Avec dix défaites et huit points de retard sur le premier non-relégable, il semblait acquis que l'ACA avait sa place dans l'ascenseur pour la Ligue 2. Deux mois plus tard, le miracle a eu lieu. Le club corse, qui n'avait remporté qu'un seul succès en quatre mois, a aligné quatre victoires dont trois face à des adversaires directs pour le maintien (Sochaux, Auxerre et Valenciennes). Et le voilà, avant cette 22e journée, hors de la zone rouge (15e) pour la première fois depuis mi-septembre.
Cette remontée fantastique trouve son origine, à en croire les joueurs corses, le 3 décembre, avec une courte défaite devant Lille (2-3) sur un penalty en fin de match. "C'est le match référence, dit le milieu Jean-Baptiste Pierazzi. On a joué, on a été les chercher et vu qu'on pouvait faire quelque chose. Le changement est là. On joue sans se poser de question, on n'est plus timide." "On a pris conscience qu'il fallait arrêter d'être crispé, se relâcher, produire du jeu, renchérit Benjamin André. On avait tendance à attendre les équipes et à beaucoup défendre. Maintenant on va les chercher."
Pantaloni: "Toute série a une fin, le plus tard sera le mieux"
Produire du jeu pour se maintenir? La recette étonne, surtout pour un promu. Mais elle fonctionne. "On pensait avoir perdu cet état d'esprit que l'on avait l'année dernière mais on l'a retrouvé, explique André. On a toujours les tripes et toujours l'envie de se maintenir". En cinq journées, Ajaccio a donc repris neuf points à Nice et Auxerre et douze à Sochaux et Caen. Quatre équipes qui sont désormais dans son rétroviseur, tout comme Valenciennes, sa dernière victime. Sur cette période, l'ACA fait aussi bien que Marseille et le PSG avec 13 points sur 15 possibles."Tout ceux qui nous avaient enterré vont le regretter", lance déjà Pierazzi.
Seul petit bémol dans cette période faste, l'élimination en Coupe de France par Bourg-Péronnas (CFA). Un accroc qui pourrait être un mal pour un bien niveau calendrier et agir comme une piqûre de rappel. "Il ne faut pas nous voir trop beaux, prévient d'ailleurs l'entraîneur Olivier Pantaloni. Sortir de la zone rouge fait un bien fou. Il faut persévérer et dès samedi. Une échéance encore très importante nous attend pour la venue de Nice, autre concurrent direct. On doit absolument gagner avant d'aller à Montpellier. On sait que toute série à une fin, le plus tard sera le mieux."
Pantaloni ne croit pas si bien dire. Dans un mois, le promu aura joué trois autres rencontres à domicile (Nice, Brest et Dijon). Des matchs abordables qu'il faudra gagner pour compenser le voyage à Montpellier ainsi qu'à Paris. "On est revenu dans la course au maintien, mais le plus dur est à venir, ajoute Pantaloni. Aujourd'hui, on va être regardé d'un autre oeil et pris au sérieux." Et plus si l'ACA se maintient en Ligue 1 au terme de cette saison. Il serait en effet la première lanterne rouge de la trêve à se sauver depuis Toulouse en 2003-2004. Un retour rare qui forcera évidemment le respect.
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AFP





















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Ca joue pas mal !Le 04/02/2012 à 17:02
Tu n'es pas Stéphanois ? Viens quand même t'eclater sur MAGIC GREEN FAN !Le 04/02/2012 à 13:10
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Bref, ça serait bien qu'ils se maintiennent, et que Bastia monte, j'aime bien ce genre de clubs.Le 04/02/2012 à 10:26