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Ancelotti boucle la boucle
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Publié 18/05/2012 à 19:22 GMT+2
Le premier match du PSG made in Carlo Ancelotti était à Lorient en janvier. Ce sera aussi le théâtre du dernier match de la saison ce dimanche, avec le titre dans un coin de la tête. En près de cinq mois, l'entraîneur italien a changé le visage de l'équipe construite par Antoine Kombouaré.
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C'est en quelque sorte une façon de boucler la boucle. Ce dimanche à Lorient, Carlo Ancelotti retrouvera le terrain où il a débuté sur le banc du PSG. Le 8 janvier dernier, il avait découvert le Moustoir en Coupe de France, face à Locminé (victoire 2-1). L'entraîneur italien avait alors annoncé vouloir y revenir au soir de la 38e journée "pour fêter le titre et boire du champagne". Pour cela, une victoire ne suffira pas, il faudra compter sur un revers de Montpellier, trois points devant.
Le technicien de 52 ans avait pourtant pris en main un Paris Saint-Germain leader de Ligue 1 avec le titre honorifique de champion d'automne. Depuis son arrivée, huit journées ont été bouclées en tête, contre dix en tant que dauphin. Montpellier a haussé le rythme ces derniers mois, le PSG d'Ancelotti ne l'a pas vraiment réussi. Sa moyenne de points en championnat est de 2 par match, elle était de 2,15 sous Antoine Kombouaré. Les Parisiens avaient toutefois bouclé sans aucune défaite les douze premiers matches avec leur nouvel entraîneur. Mais ils ont enchaîné deux revers en trois matches fin mars, dont une élimination en Coupe de France. Montpellier s'est alors emparé du leadership et ne l'a plus lâché. L'autre défaite subie, à Lille lors de la 34e journée de Ligue 1, risque aussi de coûter cher à l'heure des bilans.
Des tâtonnements tactiques
Les Parisiens détiennent actuellement la meilleure attaque et devraient la garder dimanche soir, avec cinq buts d'avance sur le LOSC. Ils ont inscrit 2,33 buts par match avec Carlo Ancelotti. Cette moyenne a sensiblement augmenté par rapport au début de saison, elle était à 1,63 sur la phase aller. Sur les 18 matches retour, un seul n'a pas vu l'attaque francilienne faire trembler les filets. Mais à l'inverse, le club de la capitale n'a terminé que quatre rencontres sur dix-huit sans encaisser de but. Toutes compétitions confondues, il y a même eu une série de 12 rencontres sans garder sa cage inviolée. Le secteur défensif n'a pas été le socle de la conquête du titre. En moyenne, Paris a encaissé 1,56 buts en L1 en 2012. C'est la onzième défense sur cette période, après avoir été la première en 2011.
Carlo Ancelotti a souvent eu à déplorer des erreurs individuelles fatales. Mais il a aussi longtemps tâtonné sur le plan tactique. Dès le départ, l'entraîneur italien a voulu installer un 4-3-2-1. Son fameux sapin de Noël, avec trois milieux axiaux, deux milieux offensifs et une pointe. Il a malgré cela changé son fusil d'épaule, notamment après la défaite à Nancy. Des systèmes usités par Antoine Kombouaré ont alors été remis au goût du jour : un 4-4-2 ou un 4-2-3-1. Ancelotti s'est finalement fixé ces dernières semaines sur un 4-3-3 sans réel numéro 9. Guillaume Hoarau et Kévin Gameiro ont tous les deux pris place sur le banc, laissant les clés aux "stars" Nenê, Pastore et Ménez.
Des victimes collatérales
Gameiro est un des joueurs pénalisés par l'arrivée d'Ancelotti à Paris. Une seule fois remplaçant en 20 matchs de compétitions nationales avec Kombouaré, il l'a été à 8 reprises sur 17 avec l'Italien, n'y inscrivant que quatre de ses 13 buts. Mamadou Sakho est lui aussi privé du onze de départ, cela dure maintenant depuis huit semaines. Ce rôle de remplaçant, il ne l'avait plus connu depuis janvier 2009 en Ligue 1. Autre capitaine par le passé, Marcos Ceara n'est pas non plus à la fête, ayant joué 7 de ses 24 rencontres lors de la deuxième partie de saison. Clément Chantôme, pourtant un des meilleurs joueurs en 2010/2011, est dans le même cas. Carlo ne l'a titularisé qu'à deux reprises.
Le joueur de champ le plus utilisé est (naturellement) Nene. Le Brésilien en a joué 20 sur 22, à chaque fois comme titulaire. Il devance d'une unité Jérémy Ménez. Javier Pastore en totalise 18 (15 titulaire). En janvier, Christophe Jallet était moins attendu, mais il a aussi été utilisé à 20 reprises, dont trois entrées en jeu. Régulièrement loué par son coach, il porte même le brassard. Autre joueur estampillé Ligue 1 préféré aux recrues d'envergure comme Lugano : Milan Bisevac. L'ancien Valenciennois a toujours été titulaire, lorsqu'il était disponible, depuis la 30e journée. Ancelotti n'a pas de réticence à construire son équipe autour de joueurs issus du championnat de France.
"Objectif atteint"
Ce championnat, le PSG n'est pas le mieux placé pour le remporter. Début avril, le technicien transalpin déclarait pourtant : "Au fond de moi, je pense que Paris sera champion". Mais cela ne l'empêche pas d'estimer que "l'objectif est atteint" depuis qu'une place dans le duo de tête est assurée. "On doit être content car on jouera la Ligue des champions l'an prochain et c'était un objectif très important pour le club", se justifiait-il. Considérant la deuxième place comme "leminimum", Ancelotti pense que manquer le titre ce dimanche "ne changera rien pour le futur". Il s'est même plu à rappeler que la dernière fois qu'il avait terminé à cette place en tant que coach, avec Chelsea la saison dernière, il avait été limogé. Le titre était alors l'objectif sine qua non, ce n'était pas forcément le cas à Paris cet hiver. Mais ça le deviendra très bientôt.
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