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Correa se ressource
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Publié 02/02/2012 à 17:31 GMT+1
Arrivé à la trêve à Evian-Thonon après l'éviction de son entraîneur Bernard Casoni alors que le club était 11e de la Ligue 1, Pablo Correa relève un nouveau challenge après huit années passées sur le banc de Nancy mais la réussite ne coule pas, encore, de source.
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Un nouveau départ. Après huit ans sur le banc de Nancy, Pablo Correa a accepté le challenge proposé par Patrick Trotignon en succédant à Bernard Casoni sur le banc d'Evian. Cette nouvelle expérience intervient après plus de 15 ans consacrés à Nancy, où le Franco-uruguayen, 44 ans, était arrivé en 1995, en tant qu'attaquant. Après avoir raccroché les crampons en décembre 2000, il a intégré l'encadrement technique comme observateur puis entraîneur-adjoint du groupe professionnel. Il est ensuite devenu entraîneur principal en novembre 2002 et a contribué jusqu'à son départ à l'intersaison dernière à faire progresser le club, revenu dans l'élite en 2005 et vainqueur d'une Coupe de la Ligue en 2006.
"Je m'étais imposé un break après neuf ans (sur le banc, ndlr) à Nancy. Cette coupure m'a permis de regarder le football plus tranquillement et avec plus de recul. J'étais dans un bon état d'esprit et disponible. Cela a été facile de dire oui tout de suite", a-t-il déclaré à son arrivée. "Je cherchais avant tout à m'intégrer dans un projet humain et celui d'Evian-Thonon est bien tombé car il correspond à mes aspirations", avait ajouté Correa, séduit par son nouvel environnement.
Débuts difficiles
Sa tâche ne s'annonce pourtant pas facile car son prédécesseur, dont les relations avec les dirigeants étaient pourtant tendues depuis plusieurs mois, restait sur deux accessions et une première moitié de saison très honorable pour un promu découvrant la Ligue 1 pour la première fois de son histoire. "L'équipe a des atouts mais il va falloir aller vite avec des messages courts et concrets. C'est à moi de m'adapter. Six mois, c'est court avant la fin de la saison. Je m'attends à passer des moments difficiles mais c'est le football qui veut cela aussi", avait-il prévenu, sans se tromper.
Car après une qualification arrachée à Metz (L2) en 32e de finale de la coupe de France (2-2, 5 à 3 t.a.b.), pour la reprise, l'ETG FC s'est incliné 3-1 à Dijon pour le retour de Correa sur un banc de Ligue 1 avant de se qualifier logiquement à Valence (CFA, 4e div.) en coupe de France (2-0) puis de concéder un résultat nul à domicile devant Bordeaux (0-0), dimanche.
Après sa première à Annecy, Pablo Correa, qui se défend d'être un entraîneur "défensif", s'est ainsi félicité d'avoir vu son équipe "ne pas encaisser de but pour la seconde fois consécutive". "Nous avons laissé peu de chances à Bordeaux de marquer et j'ai trouvé ça très intéressant. Il faut garder cette attitude et je suis persuadé qu'on obtiendra de bons résultats", a-t-il déclaré après le match contre les Girondins au terme duquel Evian est 12e avec quatre points d'avance sur le premier relégable, Auxerre.
Samedi, la tâche sera encore plus ardue face au Paris SG au Parc des Princes avant un déplacement à Rennes, mardi en 8e de finale de Coupe de France. Correa est vite entré dans le vif du sujet.
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