Des atouts pas maitres

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Avant le choc entre le PSG et Lille dimanche soir, gros plan sur ces joueurs qui, à l'image de Joe Cole, peuvent et doivent faire mieux : quatre recrues, quatre joueurs dont leurs clubs attendaient beaucoup et qui , pour des raisons diverses, ne donnent pas encore leur pleine mesure.

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Crédit: Eurosport

JOE COLE13 matches de Ligue 1 (dont 8 titularisations)750 minutes de jeu2 buts, 1 passe décisive1 carton jaune
En recrutant Joe Cole cet été, Le LOSC s'est offert un nom. Des internationaux anglais de cette trempe en Ligue 1, on n'avait plus connu ça depuis quasiment deux décennies et l'OM version Tapie. L'ancien milieu de terrain de Chelsea avait pour mission de masquer le vide laissé par le départ de Gervinho sur le flanc droit de l'attaque nordiste. Mission pas tout à fait accomplie. Ni lui ni Dimitri Payet, avec lequel il est en concurrence, n'ont réussi à s'imposer. Rudi Garcia hésite d'ailleurs à titulariser l'un ou l'autre au Parc. Dégoulinant de talent, Cole a eu quelques éclairs dont il a le secret, comme son accélération décisive dès son premier match, à Saint-Etienne (1-3), ou ce génial enchainement contrôle poitrine-ciseau (sur le poteau) la semaine passée, contre Dijon (2-0). Mais il peut et doit davantage peser sur le jeu de son équipe. Après une année quasiment blanche à Liverpool, Cole a encore besoin d’imposer sa patte. Ce qui lui fait encore défaut, c'est un match référence. Pourquoi pas dimanche soir?
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BENOÎT PEDRETTI13 matches de Ligue 1 (dont 10 titularisations)851 minutes de jeu3 buts, aucune passe décisive1 carton jaune
Une fois le départ de Yohan Cabaye acquis, Rudi Garcia a jeté son dévolu sur Benoît Pedretti. Plus que n'importe quelle autre, cette recrue (pour trois ans et autant de millions d'euros) est vraiment celle de l'entraîneur nordiste. Il l'imaginait en pièce maitresse de son milieu de terrain. Ce n'est pas tout à fait le cas. Sans vraiment démériter, l'international tricolore, toujours précieux dans l'utilisation du ballon, n'a toutefois pas l'influence que Garcia escomptait. Et sa blessure à la hanche, début novembre, n'a rien arrangé. Eloigné des terrains pendant près d'un mois, Pedretti doit maintenant composer avec la vive concurrence d'Idrissa Gueye. Le jeune Sénégalais offre à l'entrejeu lillois une dimension physique que Pedretti ne peut lui donner. Et en fonction des circonstances et de l'adversaire, Rudi Garcia a laissé entendre qu'il choisirait l'un ou l'autre. Pas vraiment ce que Pedretti avait imaginé au mois d'août...
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MOHAMED SISSOKO9 matches de Ligue 1 (dont 7 titularisations)621 minutes de jeu1 but, 1 passe décisive3 cartons jaunes
Débourser 8 millions d'euros pour un joueur fragile, qui n'a joué que 71 matches de Serie A en quatre saisons, cela ressemble à un pari osé. L'arrivée de Mohamed Sissoko, censée muscler le milieu de terrain parisien, s'est écrite avec un point d'interrogation. Pendant de longues semaines, l'ancien joueur de la Juventus et de Liverpool a d'abord dû se refaire une santé. Seul, à l'écart du groupe. Et sa première titularisation, le 29 septembre, à Bilbao, a alimenté le scepticisme entourant son niveau physique. Elle s'est soldée par une expulsion. Le Malien n'était pas encore au point. Depuis deux mois, il s'est fait une place dans l'entrejeu parisien. L'absence de Blaise Matuidi lui a, dans un premier temps, ouvert la voie. Aujourd'hui, Sissoko est devenu essentiel au 4-2-3-1 d'Antoine Kombouaré, qui loue souvent sa puissance et son âpreté dans les duels. Précieux à la récupération, il paie encore un engagement excessif. Et son apport offensif reste perfectible.
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JÉRÉMY MÉNEZ15 matches de Ligue 1 (dont 15 titularisations)1242 minutes3 buts et 5 passes décisives6 cartons jaunes
Ludovic Giuly ? Il n'avait plus ses jambes de 20 ans. Stéphane Sessegnon ? Il a préféré plier bagages. Christophe Jallet ? Il n'était qu'une alternative. A Paris, la saison passée a mis en lumière un manque cruel de solutions pour animer le flanc droit. Voilà pourquoi le PSG a recruté Jérémy Ménez cet été. Antoine Kombouaré a vite installé l'ancien Romain le long de la ligne de touche. L'international français y a fait des différences notables balle au pied. Mais ses excès d'individualisme continuent d'agacer. Les velléités collectives de Ménez sont encore trop rares. Pour s'enlever l'étiquette d'un talent trop perso qui lui colle à la peau, l'intéressé se réfugie derrière "le début de saison le plus efficace de (sa) carrière". Son bilan statistique est effectivement éloquent. Mais ses prestations souffrent toujours d'une irrégularité chronique. Sa dernière sortie au Parc, il y a deux semaines, face à Auxerre (3-2), a donné de l'eau au moulin de ses détracteurs... et de ses admirateurs. Transparent en première période, il a survolé la seconde. Samedi dernier, à Sochaux (0-1), il était encore branché sur courant alternatif. Une fois de plus.
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