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Garde a mal senti le coup
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Publié 20/02/2012 à 00:56 GMT+1
Joueurs, coaches et arbitres sont passés sous le scanner de nos journalistes après les matchs de la 24e journée. Rémi Garde et Didier Deschamps peuvent regretter d'avoir fait tourner leur effectif. Kakuta a été déterminant pour Dijon face à Nice (3-0). De Mandanda à A. Ayew, l'OM n'a pas brillé.
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LES CRACKS :
Joueurs : Dans son rôle de deuxième attaquant à Dijon, Gaël Kakuta a rayonné ce samedi. Son premier but est un joyau du gauche, après une bonne combinaison avec Jovial. Sur le deuxième, il a été passeur décisif pour son compère de l'attaque. De quoi ne pas regretter son choix au mercato d'hiver. Pierre-Alain Frau et Livio Nabab se sont eux aussi montrés à leur avantage au sein de l'attaque caennaise, étant récompensés par un but chacun. Mais le SMC a dû concéder le nul (2-2) contre des Evianais menés par un virevoltant Nicolas Farina. Il a notamment obtenu le coup franc transformé par Cédric Barbosa (50e). Adrien Regattin s'est illustré pour Toulouse. Auteur du deuxième but et à l'origine du troisième, il a été de toutes les offensives haut-garonnaises. Laurent Batlles, organisateur et très présent à la récupération, et Nicolita, rapide et provocateur sur son aile droite, ont brillé lors du carton de Saint-Etienne face à Rennes (4-0). Recruté cet hiver par Bordeaux, Mariano donne sa pleine mesure dans le système de jeu girondin. L'arrière latéral bordelais apporte offensivement sur son côté et fait montre d'une belle qualité de centres.
Entraîneurs : Patrice Carteron a fait confiance à ses recrues et bien lui en a pris. Outre Gaël Kakuta, Koro Koné a lui aussi fait trembler les filets, pour une victoire sans appel contre Nice (3-0). Pour la première fois de la saison, Alain Casanova a lui décidé de se passer de Franck Tabanou au coup d'envoi. Il n'a pas eu à le regretter avec la performance de son remplaçant Regattin. Et l'entrée en jeu à vingt minutes du terme de Tabanou a redynamisé les offensives du TFC. Très critiqué pour un système à un seul attaquant, Mecha Bazdarevic est revenu à un dispositif en 4-1-3-2. Les Lionceaux ont enfin sur se créer des opportunités, mais le réalisme leur a cruellement fait défaut contre Auxerre (0-0). A Bordeaux, Francis Gillot insiste avec une défense à cinq, même à domicile et avec la suspension d'Henrique, et les résultats lui donnent raison.
Arbitres : Lionel Jaffredo continue de se faire respecter sans distribuer de carton rouge, après 11 matchs arbitrés. Il a délivré trois jaunes dans un Dijon-Nice tendu qui aurait pu dégénérer à plusieurs reprises. Un bon match à signaler. Jean-Charles Cailleux a lui aussi bien tenu une rencontre où Ajacciens et Brestois ont enchaîné les fautes. Le Picard a aussi bien vu la main de Benoît Lesoimier dans la surface. A l'image d'un Saïd Ennjimi sobre et efficace lors de Marseille-Valenciennes.
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LES BOULETS :
Joueurs : Encore un match difficile pour Kevin Gameiro. Entré à sa place, Guillaume Hoarau a marqué le but de l'égalisation face à Montpellier (2-2) alors que Pastore s'est procuré deux occasions lors de ses 15 minutes sur le terrain. Longtemps peu à l'aise dans les sorties aériennes sur les corners adverses, Steve Mandanda s'est fait une belle frayeur (30e) puis a subi l'égalisation de Gil sans bouger (51e). Offensivement aussi, l'OM a peiné face à VA (1-1). André Ayew, de retour de la CAN, n'a pas retrouvé ses marques et a largement manqué de lucidité en voulant trop garder le ballon. Habituels cadres de l'OGC Nice, Fabian Monzon et Anthony Mounier ont vécu un match difficile de bout en bout sur le côté gauche, face à la volonté et à l'activité du Dijonnais Cédric Varrault. Si la défense nancéienne a pris l'eau face à Toulouse (0-3), André Luiz et Joël Sami ont vécu un calvaire et n'ont montré aucune complémentarité. Aurélien Montaroup a été en grande difficulté face à Sidney Govou, buteur dans les arrêts de jeu. Il aurait dû être expulsé pour deux mauvais gestes sur l'ancien international. Eduardo a manqué un penalty qui aurait offert une victoire précieuse à Ajaccio face à Brest (0-0). Dimanche, le Rennais John Boye, entré en fin de 1ère période à la place de Kana-Biyik, n'est jamais entré dans son match. Coupable, à cause d'un mauvais placement, sur le 2e but de l'ASSE.
Entraîneurs : Didier Deschamps a fait le choix de laisser au repos plusieurs titulaires habituels. Parmi eux, Jérémy Morel sur le flanc gauche de la défense. Son remplaçant Djimi Traoré s'est révélé emprunté face aux offensives valenciennoises qui sont souvent arrivées de son côté et a peu participé aux attaques marseillaises. Dès son entrée en jeu (70e), Morel s'est montré plus intéressant. Très efficace depuis son retour sur la Canebière, Brandao n'a pas non plus débuté. Il a trouvé le poteau après son entrée en fin de match. A Lyon, Rémi Garde peut aussi regretter son turnover, laissant notamment Lisandro sur le banc. Son passage au 4-3-3 n'a pas non plus été payant à Bordeaux (1-0). Il a changé son fusil d'épaule en fin de match. Trop tard. La tactique en sapin de Noël de Carlo Ancelotti a aussi connu des problèmes. Paris, disposé dans un 4-3-3 défensif, n'a pas réussi à produire de jeu face à Montpellier avant de faire entrer un joueur offensif supplémentaire (Pastore). Jean Fernandez a été fidèle à sa défense à cinq joueurs en début de rencontre, mais a vu son organisation sombrer. Il a changé ses plants d'entrée de seconde période mais l'entrée de Djamel Bakar a été inefficace.
Arbitres : Sébastien Moreira n'a pas voulu siffler de penalty pour Evian Thonon Gaillard face à Caen. Si le contact sur Nicolas Farina était léger à la 48e, la charge a été l'épaule de Thomas Heurtaux à la 28e a été plus flagrante. Lors de Lorient-Lille, Wilfried Bien a eu la même réticence. Sur une action litigieuse avec l'accrochage de Franck Béria sur Ladislas Douniama dans la surface, il aurait pu indiquer le point de penalty. Son erreur la plus flagrante a eu lieu en fin de première période lorsqu'Eden Hazard a été crocheté par Lamine Gassama. Une faute flagrante oubliée qui a attiré l'ire de Rudi Garcia.
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