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Les arbitres ont vu rouge
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Publié 22/09/2011 à 00:04 GMT+2
Joueurs, coaches et arbitres sont passés sous le scanner de nos journalistes lors de la 7e journée. Les arbitres n'ont pas chômé puisque pas moins de huit penalties ont été inscrits et autant d'exclusions ont été sifflées. A Marseille, Deschamps a fait des choix payants. Pas Rémi Garde.
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LES CRACKS
Joueurs : Le festival de Rennes à Sochaux (2-6) a fait des heureux, notamment Victor Hugo Montaño (auteur d'un doublé) ou Youssouf Hadji (récompensé par un but sur penalty). Mais Julien Féret a montré sa capacité à éclairer le jeu breton et son entente avec Hadji a encore fait des dégâts. Mathieu Valbuena était partout face à Evian. A la baguette sur tous les corners et coups francs, il a trouvé deux fois la tête de Loïc Rémy pour les buts victorieux de l'OM (25e, 74e). C'est également lui qui provoque l'expulsion de Guillaume Rippert (43e). A l'origine du penalty qui a permis à Caen de faire chuter Lyon (1-0), Romain Hamouma a été dans tous les bons coups. Cheikh Diabaté et son physique de colosse (1,94 m) ont fait souffrir Lille (1-1). Auteur du premier but girondin sur penalty, il a malheureusement failli en fin de match dans le même exercice. Monzon (Nice) vient d'inscrire trois penalties en deux matches après en avoir déjà réussi deux contre Ajaccio... mais il a été expulsé face au PSG (1-1). Un match au cours duquel Javier Pastore a encore montré des éclairs de génie. A Montpellier, c'est le collectif qui prime, mais Estrada a été excellent sur coups de pied arrêtés. Auteur d'un corner rentrant à Ajaccio (1-3).
Entraîneurs : Pour affronter Evian-TG, Didier Deschamps avait fait des choix forts en laissant Alou Diarra ou Azpilicueta sur le banc au coup d'envoi. Le résultat lui a donné raison (2-0). Tout n'a pas été parfait mais, dans l'état d'esprit, ses joueurs ont été irréprochables pour aller chercher leur première victoire en championnat. Face à Lille, Francis Gillot a choisi de laisser ses bannis sur le banc, comme Ben Khalfallah, et semble avoir trouvé ses titulaires. Le contenu du match plus que le résultat (1-1) l'a conforté dans ses choix, sans pour autant avoir vu un match exceptionnel. Coaching gagnant pour Daniel Sanchez. En faisant rentrer Cohade (80e), il a permis à Valenciennes d'égaliser à Nancy (1-1). A Saint-Etienne, l'entrée de Sako, à l'origine de l'action qui amène le corner et l'égalisation face à Toulouse (1-1), a donné raison à Christophe Galtier.
Arbitres : Les arbitres ont été mis à sérieuse contribution : neuf penalties sifflés, huit transformés et autant d'expulsions. Un record cette saison. Beaucoup de sanctions justifiées, d'autres moins. Il fallait donc faire preuve de perspicacité. Parmi les bons élèves, M. Ennjimi a pris une décision difficile en expulsant Hugo Lloris lors de Caen-Lyon (1-0). Une sanction justifiée après avoir fauché Hamouma, qui a poussé l'OL vers la première défaite de la saison. A Nancy, M. Turpin a également expulsé le Valenciennois Rémi Gomis à juste titre dans le temps additionnel (90e+2). Idem pour M. Desiage qui a logiquement le sorti le carton rouge pour le Brestois Santiago Gentiletti dès la 32e minute du match Dijon-Brest (1-0). M. Bien a parfaitement tenu le match Sochaux-Rennes (2-6), même s'il a dû appliquer la sanction suprême à deux reprises en faveur des Bretons. Monatano (22e) et Hadji (69e) en ont profité. Mais la palme revient à M. Gautier lors de PSG-Nice (2-1), qui a dû enchaîner les cartons, entrainant en fin de match les expulsions de Jallet et Monzon. Trois buts, trois penalties sifflés mais incontestables.
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LES BOULETS
Joueurs : La chamaillerie entre Nene et Kévin Gameiro, qui se sont disputé le ballon sur le premier penalty du match, risque de faire beaucoup parler. Mais les deux Parisiens ont finalement converti et le PSG a battu Nice (2-1). Ecarté le week-end dernier, le Sochalien Kevin Anin a manqué son retour dans le onze de départ face à Rennes (2-6). Et que dire de Mathieu Peybernes, à l'origine de deux penalties accordés aux Bretons et auteur de nombreuses erreurs. De son côté, la défense lilloise a encore encaissé un but. Sans être catastrophique, Laurent Bonnart n'a pas rassuré pour son deuxième match de la saison. C'est en partie son mauvais placement qui a offert le second penalty bordelais. Quant au Lorientais Grégory Bourillon, il a été plutôt discret, mais son erreur sur le but auxerrois a coûté cher à son équipe. Le défenseur couvrait Le Tallec, passeur décisif pour Oliech (63e), qui aurait dû être hors-jeu.
Entraîneurs : Rémi Garde n'a pas eu le nez creux en titularisant pour la première fois les jeunes Fofana et Dabo, transparents à Caen (1-0). Tout comme Gonalons qui a perdu beaucoup de ballons. L'entraîneur de Lyon a ensuite fait sortir Gomis, laissant Briand seul en pointe. Un choix pas vraiment payant. Face à Valenciennes, Jean Fernandez a quant à lui pris l'option de "bétonner" en seconde période, en alignant cinq défenseurs. Pourtant, Nancy n'a pas réussi à conserver son avance. L'ancien entraîneur d'Auxerre a pris des risques en effectuant ses trois changements très rapidement : Ndy Assembe a terminé le match blessé et n'a pu être remplacé.
Arbitres : En habitué de la rubrique, M. Chapron s'est une nouvelle fois distingué lors de Bordeaux-Lille (1-1). Il a souvent sifflé des fautes qui ne le méritaient pas forcément. Surtout, il a offert aux Girondins un penalty litigieux dès l'entame de match pour une intervention de Balmont sur Diabaté (8e, 1-0). "Une injustice", selon le joueur lillois. En revanche, M. Chapron s'est montré moins généreux en fin de match sur une faute de Trémoulinas (77e), avant de siffler dans la foulée un deuxième penalty bordelais, cette fois totalement justifié suite à un tampon de Landreau sur Ben Khalfallah. Un penalty que Diabaté a frappé... sur le poteau (80e).
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