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Cette fois, Bordeaux n'a aucune excuse
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Publié 20/10/2012 à 00:29 GMT+2
En encaissant un nouveau but dans le temps additionnel sur leur pelouse face à Lille (1-1), les Girondins de Bordeaux ont encore laissé deux points s'envoler et ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes.
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Toujours invaincu en L1 cette saison, Bordeaux pourrait même pointer provisoirement en tête du classement. Pour cela, les Girondins auraient dû s'imposer à domicile devant Nice (1-1, 4e journée), Ajaccio (2-2, 6e journée) et Lille lors de cette 9e journée (1-1). Ils totaliseraient vingt-deux points soit deux d'avance sur l'actuel leader marseillais qui compte un match de moins. A cause de ces six points perdus sur le fil, les incorrigibles joueurs de Francis Gillot doivent se contenter d'une place au pied du podium. A chaque fois, ils menaient au score et faisaient bonne impression mais ont subi l'égalisation adverse dans les derniers instants du temps additionnel et peuvent nourrir de sérieux regrets. "Comme d'habitude, c'est toujours pareil, on est déçu de ce qui se passe évidemment, peut regretter l'entraîneur Francis Gillot. Le score n'est pas illogique mais prendre un but à la dernière seconde est rageant."
L'histoire bégaye clairement à Chaban-Delmas. Les Girondins ont joué quatre matches de L1 sur leur pelouse cette saison. Ils ont remporté le premier contre Rennes (1-0) mais ont craqué lors des trois autres. En marquant dans le temps additionnel, le Niçois Traoré les avaient privés d'une victoire à dix contre onze. L'Ajaccien Belghazouani avait aussi frappé dans les ultimes secondes. Le Lillois Basa, libre de tout marquage dans la surface de Carrasso sur un dernier coup franc, les a imités. "Après il y avait la taille à Lille, il y a beaucoup de joueurs athlétiques, la faute avant que l'on ne doit pas faire, tous ces petits détails qu'on a du mal à corriger mais qu'il faut corriger", explique Gillot qui, comme ses joueurs, craignait déjà la fin de match.
Rudi Garcia attendait le temps additionnel
Face à des Dogues longtemps peu mordants, les Bordelais ne peuvent pas avancer l'excuse de l'infériorité numérique ou celle de la fatigue due à la Ligue Europa comme ils l'ont fait précédemment. Ils ont juste manqué de détermination contrairement à Basa qui s'est cassé le nez en marquant. Si les Lillois se montrés dangereux en première période et capables de répondre à l'ouverture du score d'Obraniak (18e), ils sont apparus beaucoup moins tranchants après la pause. L'impeccable Carrasso a parfaitement repoussé les quelques tentatives nordistes et les Bordelais, pourtant dominés au niveau de la possession de balle (38%), ont pu prendre confiance. Ils ont même obtenu quelques bonnes opportunités en contres. "On a la possibilité de mettre un deuxième but, on ne le fait pas et derrière l'adversaire y croit toujours, avec un but d'avance, on n'est pas à l'abri", note encore Francis Gillot.
A force de céder le jeu aux Nordistes comme ils l'avaient d'ailleurs fait contre les Corses (43% de possession), les Girondins se sont encore fatigués jusqu'au point de perdre leur lucidité. "On ne l'avait pas préparé (cette fin) mais on avait dit aux garçons que les Girondins prenaient des buts dans le temps additionnel, a confié le coach lillois Rudi Garcia après la rencontre. C'est une équipe capable, sous couvert de protéger son avance, de reculer beaucoup, ce qui allait nous donner des opportunités". Le déroulement du match a donné raison à l'entraîneur des Dogues. Les Bordelais, eux, ne regretteront certainement pas de jouer leurs trois prochains matches toutes compétitions confondues à l'extérieur.
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