Si Michel Bastos cherche à convaincre les dirigeants lyonnais de lui ouvrir la porte, c'est raté. Le Brésilien est sur le départ. Mais à ce rythme-là, il ne quittera pas l'OL. Car vendredi, cinq jours après avoir éclaboussé la victoire rhodanienne face à Troyes d'un somptueux ciseau, Bastos a récidivé. Sur la pelouse d'Evian-TG, Lyon était mal embarqué. Il a suffi d'un coup franc, d'un coup de canon digne de Roberto Carlos, pour que l'ancien Lillois transperce le mur haut-savoyard et égalise (1-1, 73e). A cet instant, l'OL était mené depuis un gros quart d'heure. Grâce à son gaucher brésilien, l'équipe de Rémi Garde a ramené un point d'Annecy. En attendant l'épilogue de cette 3e journée, il l'installe seul aux commandes de la Ligue 1. Avec une longueur d'avance sur Marseille, Bastia et Bordeaux. De son côté, l'ETG, battu lors de ses deux premières sorties, débloque son compteur.
Les joueurs de Pablo Correa, qui fêtait vendredi son 250e match sur un banc de L1, méritaient un peu mieux. Ils n'ont pas ménagé leurs efforts pour bousculer l'OL. Et ils y sont parvenus. Malgré la titularisation de Milan Bisevac, aux côtés de Bakary Koné, la défense rhodanienne a souffert, notamment sur coups de pied arrêtés. A mains reprises, Hugo Lloris a dû imposer sa loi dans les airs. Le gardien international a sorti le grand jeu devant l'insaisissable Yannick Sagbo (50e). Mais il s'est incliné sur un bel enchaînement de Cédric Barbosa (1-0, 55e).
Dans un 4-4-2 qui penchait plus vers un 4-2-4 coupé en deux, Lyon s'est montré plutôt discret offensivement. Bertrand Laquait a d'abord connu une sueur froide sur un lob, involontaire, de Mongongu (36e). Avant de détourner du pied une reprise à bout portant de Bafétimbi Gomis (65e), servi par... Bastos. Le Brésilien venait tout juste de remplacer un Lisandro Lopez transparent. Samedi prochain, lorsque Lyon accueillera Valenciennes, Bastos n'aura pas encore plié bagages. Il ne lui restera que trois jours pour le faire.
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AFP




















