Au LOSC, les pièces s'adaptent au puzzle établi par Rudi Garcia et pas l'inverse. Même s'il n'est jamais aisé de remplacer un créateur côté à 40 millions comme Eden Hazard, le coach lillois n'a rien changé à son système de jeu. Pour son premier de match de Ligue 1 cette saison, Garcia s'est appuyé sur son classique 4-2-3-1 avec deux milieux de terrain défensifs (Balmont et Mavuba), trois créateurs (Payet, Martin et Kalou) derrière une pointe (Nolan Roux). "On a vu un bon premier match avec de l'intensité. Nous avons été dans nos standards et nous avons été plutôt bons jusqu'au dernier geste, la finition.", confie, comblé, l'entraineur du LOSC.
Du déchet chez Kalou
Pourtant, il a fallu attendre la deuxième mi-temps et un coup-franc de Martin pour voir l'ouverture du score d'Aurélien Chedjou. Jusqu'alors, les décalages furent rares à l'image de la copie décevante de Salomon Kalou. Des trois milieux offensifs du LOSC, l'Ivoirien a été le plus discret samedi soir. Un positionnement aléatoire sur la pelouse, des contrôles manqués devant le but et surtout un rendement faible avec un quart de ballons perdus (8 pour 33 touchés). Les intentions de l'ex-Blues n'ont pas suffi. Symbolique, l'image de Nolan Roux dépité après une passe trop appuyée montre l'irritation de ses coéquipiers.
Martin inarrêtable
Bien plus performant, Marvin Martin n'a pas ménagé ses efforts. L'international français (14 sélections) a balayé tout le milieu de terrain, ne laissant pas de répit à ses vis-à-vis stéphanois. L'ex-Sochalien s'est aussi imposé pour frapper la majorité des coups de pied arrêtés. Disponible, Martin est celui qui a plus touché le ballon dans cette victoire lilloise avec 98 touches (7 gagnés, 14 perdus). Aux points, il devance les cadres et toujours hyperactifs Florent Balmont (97 ballons) et Rio Mavuba (96).
Fort techniquement et étouffant à la récupération, les Lillois ont pioché physiquement en fin de match après l'égalisation des Stéphanois. Le moment choisi par Garcia pour montrer qu'en plus des titulaires, il avait des atouts sur le banc. Entré à la 86e minute sur le dernier temps fort des Nordistes, Benoît Pedretti a égalisé cinq minutes plus tard, scellant les trois premiers points lillois. "On est fort peut-être moins fort individuellement avec le départ d'Eden Hazard mais collectivement on est déjà rôdé," soulignait Benoît Pedretti samedi soir au micro de Canal +.



AFP




















