Paradoxal Lille. En venant décrocher un résultat nul sur la pelouse de l'OGC Nice (2-2), le champion de France 2011 a remis en avant ses faiblesses actuelles, notamment en défense. Au Stade du Ray, les Dogues, malgré une possession de balle à leur avantage (53 à 47% au coup de sifflet final), ont dû se reposer sur les réflexes et les poings salvateurs d'un Mickaël Landreau d'apparat. "Micka a fait les arrêts qu'il fallait", a sobrement commenté Rudi Garcia, son entraîneur, après la rencontre. En réalité, le portier lillois, qui avait déjà encaissé deux buts en Ligue 1, avant le coup d'envoi, a sauvé son camp d'une probable défaite grâce à cinq parades décisives. Les deux plus improbables - un arrêt sur la ligne sur une tête de Civelli (66e) et une manchette sur un coup franc détourné de Bauthéac (73e) - intervenant dans la dernière demi-heure. L'attaquant niçois n'a pu que se rendre à l'évidence : "Landreau est un gardien de grande classe."
"J’ai été beaucoup sollicité, c’est vrai, sans doute le plus depuis que je suis à Lille, a reconnu l'intéressé au micro de Canal+. Il y a des soirs comme ça. Un gardien doit savoir être décisif, qu’il y ait un, quatre ou cinq arrêts à faire, c’est même plus facile quand il y en a quatre ou cinq car ça rend chaud. C’est bien de prendre un point. Un point, ça peut compter. Ça ne rassure pas spécialement, et ça n’inquiète pas non plus." Un samedi en or en terme de statistiques individuelles donc pour l'international français. Mais tous les week-ends ne se ressemblent pas pour le gardien du LOSC : lors des deux premières journées, Landreau avait pu rayonner à seulement deux reprises (face à Saint-Etienne).
Trois parades en 16 minutes
La prestation de l'ancien Nantais, samedi, sous les yeux de Didier Deschamps, en a tout cas totalement contrasté avec celle produite en début de semaine, à Copenhague, où la formation danoise, plus chirurgicale que Nice, ne l'avait sollicité qu'à deux reprises (8e et 75e), mais dans un espace temps beaucoup plus élastique. Face aux hommes de Claude Puel, le dernier rempart nordiste a dû jouer la carte de la concentration en mettant en échec trois tentatives niçoises en seize minutes (Bosetti (13e), Dja Djé Djé (17e) et Pejcinovic (29e)). Paradoxal car les actions niçoises se sont produites quand le LOSC dominait. Avec cette performance aboutie, Landreau confirme de la meilleure des manières une préparation et un début de saison convaincants.
Peu enclin à réussir ses débuts de saison depuis l'arrivée de Rudi Garcia sur le banc de touche, le LOSC, lui, continue sur sa lancée de la saison dernière où il avait dû attendre la 12e journée pour garder sa cage inviolée. Il restera donc de ce déplacement en terres niçoise, un match de gala certes mais une prestation défensive trop inégale pour réellement convaincre. Au Grand Stade, mercredi prochain, face au FC Copenhague, Landreau devra rester à ce niveau pour éviter toute déconvenue au LOSC. La saison des Dogues en dépend.



AFP




















