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Publié 13/09/2011 à 21:25 GMT+2
Conscient de la tâche qui l'attend à Monaco, Marco Simone reconnaît qu'il manque d'expérience et qu'il "a besoin d'un temps d'adaptation". Mais le nouvel entraîneur de l'ASM entend redorer le blason du club de la Principauté. "C'est un nouveau départ", dit-il.
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MARCO SIMONE, pourquoi avoir accepté de devenir entraîneur de Monaco ?M. S. : La possibilité m'a été offerte. J'ai eu le Prince Albert au téléphone, puis rencontré le président Franzi. Cela fait plus d'un an que je passe mes diplômes d'entraîneur (actuellement brevet d'Etat, ndlr). Mon idée était de le devenir dans le futur, mais je suis très heureux de débuter à Monaco. C'est une chance de démarrer dans un club important. Je n'ignore pas le classement. Mais dans une saison, une équipe passe toujours par des moments difficiles. Je veux penser que ce premier mois a été la période noire.
Qu'avez-vous dit à vos joueurs avant votre premier entraînement ?M. S. : Que je ne suis pas entraîneur! C'est la réalité. Je serais un menteur si je disais le contraire. Mais je connais le football après 18 ans de professionnalisme. Je suis débutant dans ce métier mais j'aurai des arguments pour améliorer l'équipe et mettre les joueurs dans les meilleures conditions. J'ai besoin d'un temps d'adaptation, mais j'ai mes idées. Je sais ce que je vais proposer pour résoudre certains problèmes. Il n'est pas question de tactique. Je souhaite que les joueurs soient conscients de leur rôle: vis-à-vis du club, des dirigeants, des supporters, de la presse. Il faut être rigide avec soi-même. Les détails tactiques, techniques et mentaux découleront de ces principes. Je ne suis pas un magicien. On est dans la précipitation pour préparer Bastia. Je vais donner deux principes et faire en sorte qu'ils soient appliqués.
Comment travaillerez-vous avec Jean Petit et Frédéric Barilaro, vos adjoints ?M.S. : Ils connaissent la maison. Je les connais depuis si longtemps qu'on parle le même langage. J'ai confiance en eux. Je suis le responsable, le plus médiatisé. J'ai voulu à côté de moi deux personnes plus compétentes que moi dans ce domaine (l'entraînement, ndlr).
Vous êtes aussi agent et consultant pour la télévision. Comment allez-vous gérer tout cela ?M.S. : Quand j'ai accepté, j'ai renoncé à mon travail d'agent auprès de la fédération italienne. J'ai aussi résilié mon contrat avec Canal+, ainsi que des contrats de scouting avec des clubs italiens. Maintenant, je serais irresponsable et malhonnête si je donnais un avantage aux joueurs avec qui j'étais sous contrat et qui sont dans le groupe. Il leur faudra montrer qu'ils sont meilleurs que les autres.
L'objectif est-il toujours la remontée ?M.S. : Non. Je suis clair. Dans notre situation, on ne peut pas se donner cet objectif, ni se projeter dans trente-deux journées. Je ne suis pas un illusionniste. C'est un nouveau départ. Le club a besoin de retrouver son identité, travailler à partir de son centre de formation et respecter ce principe. Les objectifs prioritaires sont basiques. Ensuite, tout peut arriver.
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