Les raisons d'un fiasco

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En six rencontres de Ligue des Champions, Bordeaux, Lyon et Marseille n'ont pas décroché la moindre victoire. Du jamais vu depuis dix ans. Girondins et Phocéens ont quasiment hypothéqué leurs chances de voir les 8es. Comment en est-on arrivé là ? Tentativ

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UN CRUEL MANQUE D'EXPERIENCE
Lors de leurs six matchs de poules, les clubs français ont mené à trois reprises mais ne l'ont jamais emporté. Bordeaux face à Rome, Marseille face à Liverpool, Lyon face à Munich n'ont pas résisté à la pression de leurs adversaires respectifs. Les Tricolores n'ont pas su tenir le score, se désagrégeant sous les assauts d'équipes plus huppées. "C'est un manque de maturité et de concentration", avançait Benoît Cheyrou. " La différence entre Bordeaux et la Roma n'est pas au niveau du jeu ce soir, mais de l'expérience de la Ligue des Champions", constatait Laurent Blanc. Les Italiens ont fait parler le métier en provoquant les Girondins. Henrique est tombé dans le panneau. Et les Marine et Blanc se sont fait avoir comme des Bleus.
DES SAUTES DE CONCENTRATION FATALES
Il s'agit là du principal talon d'Achille des clubs tricolores en Ligue des Champions. Certes le jeu appelle des erreurs. Mais dans le cas des clubs français, on frise la faute professionnelle. "Comme d'habitude on perd, sur des erreurs qui se paient cash", pestait Benoît Cheyrou. Le milieu phocéen évoque sans doute le tacle inutile de Taye Taïwo. On peut également évoquer l'expulsion stupide de Henrique à Bordeaux, l'erreur de marquage de Bodmer face à la Fiorentina lors de la première journée ou de Diawara face à Vucinic, celle de Zubar face à Babel etc. Des erreurs qui, selon l'expression consacrée, se paie cash face aux grandes écuries européennes.
UN MANQUE DE REALISME FLAGRANT
Lyon, face à Florence, Marseille, lors de ces deux rencontres, et même Bordeaux, mercredi, méritaient sans doute un meilleur sort. Dans le jeu, les équipes tricolores ont souvent rivalisé avec leurs adversaires. Et il n'y a finalement que la prestation des Girondins à Stamford Bridge (4-0) qui a frisé le ridicule. Pour le reste, les clubs français ont de quoi nourrir quelques regrets. Sans un manque de réalisme flagrant, Marseille n'aurait sans doute pas tiré un trait sur ses ambitions en C1, Bordeaux aurait pu creuser l'écart face à la Roma et Lyon récolter les trois points face à la Fiorentina. Mais Karim Benzema ne connait pas la même réussite qu'en Championnat, Ben Arfa n'a rien montré en C1 et Bordeaux n'a inscrit qu'un but en deux rencontres. Difficile d'espèrer jouer les premiers rôles dans ces conditions.
DES INDIVIDUALITES QUI NE SOUTIENNENT PAS LA COMPARAISON
Au vu du calendrier des trois clubs français, force est de constater que le plus dur est passé. Liverpool, l'Atlético Madrid, la Fiorentina, le Bayern Munich, Chelsea et l'AS Rome ne sont pas les premiers venus. La prochaine journée offrira des rencontres sans doute plus à la portée des Tricolores avec Cluj, le PSV Eindhoven et le Steaua Bucarest comme prochains adversaires. Mais jusqu'ici, Lyon, Marseille et Bordeaux ont subi la loi de quelques joueurs d'exception. Face à Steven Gerrard, Alberto Gilardino, Joe Cole, Kun Agüerro ou Julio Baptista, les défenses tricolores ont souffert encaissant 14 buts en six rencontres (dont la moitié pour Bordeaux). Si Yoann Gourcuff a démontré qu'il avait les capacités à assumer ses responsabilités de leader du collectif girondin, l'ancien Milanais semble bien seul à Bordeaux. Seul Lyon avec Juninho, Benzema ou encore Toulalan semblent armés pour rivaliser avec les meilleures formations d'Europe. Ce n'est pas un hasard si l'OL est la seule formation tricolore à avoir encore son destin entre les mains.
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