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A force, ça casse
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Publié 19/10/2011 à 23:58 GMT+2
Face à Arsenal (0-1), l'Olympique de Marseille s'est, comme depuis le début de la saison, montré incapable de se mettre à l'abri. Cette stérilité offensive a exposé les Marseillais. Résultat : leur défense a fini par craquer dans le temps additionnel. L'OM s'enfonce un peu plus dans les doutes.
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Cruelle. La défaite concédée en toute fin de match contre Arsenal (0-1) peut laisser aux Marseillais un sentiment d'injustice. Sans être flamboyants, les joueurs de Didier Deschamps sont parvenus à maîtriser un adversaire faiblard. En verve depuis le début de l'année, Robin van Persie a vu son influence réduite à peau de chagrin face à un axe défensif performant. Solide, Nicolas N'Koulou a remporté ses duels avec l'attaquant néerlandais, Steve Mandanda a régné en maître dans sa surface de réparation et le milieu de terrain phocéen a dominé l'entrejeu.
Autant d'éléments qui ont semblé mener l'Olympique de Marseille vers un bon match nul permettant au club phocéen de conserver la tête du groupe F. Mais, incapables de se mettre à l'abri, les joueurs de Didier Deschamps ont été victimes de leurs carences offensives pas à la hauteur de l'arrière-garde. Pendant que les défenseurs contenaient leurs vis-à-vis, l'incapacité chronique de l'attaque marseillaise à porter le danger dans le camp adverse a maintenu Arsenal en vie. "On a manqué de présence offensive", a reconnu Didier Deschamps. Une chance que le club londonien ne s'est pas privé de saisir dans le temps additionnel. "Enragé sur le but" de Ramsey, l'entraîneur phocéen déplore que son équipe n'ait pas su préserver le point du nul, "qui était un bon résultat. "Il faut jouer les coups à fond mais en fin de match ne pas aller à l'abordage, là, Ramsey se retrouve carrément seul, il a tout le temps de contrôler et tirer."
Wenger : "L'OM se contentait du nul"
En l'espace de 95 minutes, à domicile, les Marseillais ont trouvé le cadre à deux reprises. Les deux frappes lointaines de Mathieu Valbuena, sur coup franc (4e), et de Benoît Cheyrou (33e) n'ont pas dérangé outre-mesure Wojciech Szczesny. Ensuite, le gardien polonais n'a plus été sollicité par les attaquants marseillais. Tout juste a-t-il dû se montrer vigilant sur une déviation impromptue de son défenseur Per Mertesacker, au cœur de la seconde période. Fébrile, la défense des Gunners a surtout été perturbée par le pressing opéré par les Marseillais dans la première heure de jeu.
Au prix de quelques combinaisons avec Lucho et Ayew, Mathieu Valbuena est finalement le seul à avoir apporté le déséquilibre, en profitant des errements d'André Santos. C'est de son côté qu'est venu le centre dévié au premier poteau par Lucho (35e), une des deux seules occasions marseillaises avec l'accélération de Loïc Rémy, qui a éliminé Mertesacker avant de se heurter au retour de Jenkinson (31e). Le reste du temps, les Phocéens n'ont pas réussi à changer le rythme. "En seconde période, Marseille ne s'est pas montré dangereux, a relevé Arsène Wenger après coup. L'OM défendait bien et se contentait du nul. Mais on sentait que l'on pouvait faire la différence à la fin." C'est exactement ce qu'il s'est produit.
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