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Le PSG est équilibré
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Publié 18/09/2012 à 22:56 GMT+2
Si le PSG a bien débuté en Ligue des champions face au Dynamo Kiev (4-1), c'est parce qu'il a su afficher la même solidité collective au niveau européen que lors de ses dernières sorties en Ligue 1.
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Le PSG a passé son premier test en Ligue des champions avec mention. Au-delà du score face au Dynamo Kiev (4-1), qui a permis aux Parisiens de réussir l'entrée en matière quasi-idéale dans la compétition, c'est la maîtrise affichée par les hommes de Carlo Ancelotti qui a été remarquable, alors que le club de la capitale n'avait plus disputé cette épreuve depuis huit ans. Si le PSG s'est montré à la hauteur de l'événement, c'est aussi parce qu'il a su confirmer au niveau européen la montée en puissance de son bloc collectif.
UNE DÉFENSE TOUT-TERRAIN
Cela faisait quatre matches et demi que la défense parisienne avait fait preuve d'une grande solidité. Elle ne s'était inclinée qu'une seule fois durant cette période, à Lille, sur un but d'Aurélien Chedjou consécutif à un coup de pied arrêté. Afficher son efficacité défensive en Ligue 1 est une chose. En Ligue des champions, c'est une autre histoire. Le fait que le Dynamo Kiev n'ait marqué qu'en fin de match, encore sur coup de pied arrêté, et qu'il ne se soit quasiment jamais montré dangereux auparavant, n'est pas anodin de ce point de vue. La défense parisienne était pourtant privée de Mamadou Sakho, touché à la cuisse, et remplacé par un Thiago Silva particulièrement à l'aise pour sa première apparition sous le maillot du PSG. Les latéraux ont su couvrir leurs arrières centraux à bon escient la plupart du temps. Dans l'entrejeu, le trio Verratti-Chantôme-Matuidi a aussi joué un rôle majeur pour endiguer la plupart des attaques ukrainiennes.
UN MILIEU PLUS RÉGULIER
Le ballon ressort beaucoup mieux depuis que Marco Verratti est rentré dans l'équipe parisienne face à Lille. L'Italien a encore régalé le Parc par quelques gestes techniques et passes lumineuses, ce qui ne doit pas faire oublier le nombre très important de duels qu'il a remportés. Autour de ce métronome, Clément Chantôme et Blaise Matuidi ont su réguler l'entrejeu. Chantôme a su compenser l'absence de Thiago Motta. Le joueur formé au PSG, de retour de blessure la semaine dernière, a connu sa première titularisation depuis un mois. S'il a parfois semblé manquer de rythme, il a su globalement se mettre au diapason de ses équipiers. Et le trio a maîtrisé les débats dans la récupération. Seul petit bémol, un manque de soutien sur certaines attaques. C'est aussi le prix à payer pour assurer la stabilité défensive.
PASTORE, UN POISON ENTRE LES LIGNES
Il est de plus en plus difficile d'imaginer Carlo Ancelotti revenir à son idée de faire jouer Javier Pastore au milieu. C'est bien en soutien des attaquants que l'Argentin est le plus performant. Surtout parce qu'il est extrêmement difficile à marquer pour l'adversaire quand il évolue de la sorte, entre les lignes. Face à Lille (1-2) comme face à Toulouse (2-0), El Flaco a davantage donné l'impression d'être décisif que brillant. Contre Kiev, il a affiché plus de constance dans le jeu malgré un certain déchet qui n'est pas illogique à ce poste. Sa capacité à trouver régulièrement les attaquants dans la profondeur, à alterner jeu court et jeu long et à faire la différence dans l'entrejeu par sa qualité de dribble dans l'entrejeu est la clé du rendement de l'attaque parisienne. Celui-ci sera d'autant plus important si Pastore parvient à montrer la même régularité dans le jeu que face à Kiev. Son but en fin de match a sonné comme un encouragement dans cette optique.
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