L'OM n'avait pas de plan B

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Comme on pouvait s'y attendre ou le craindre, Didier Deschamps n'a pas tenté de gros coup à Munich et son équipe, trop défaillante à la récupération notamment, a quitté la C1 le plus logiquement du monde.

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L'avantage avec Didier Deschamps, c'est qu'on commence à le connaitre. L'homme est dans le paysage du football français depuis plus de deux décennies. Joueur ou entraîneur, DD n'a jamais été du genre à laisser tomber ou à se coucher. On l'avait compris dès lundi, en conférence de presse. Ce que l'on savait également, à vingt-quatre heures du dernier match de Ligue des champions de l'OM avant de longs mois, c'est que l'ancien capitaine des Bleus ne lâcherait pas les chevaux mardi soir. La folie, ce n'est pas pour lui. Même avec deux buts de retard, on ne change pas Deschamps. A l'Allianz Arena, Marseille a fait du Marseille, avec ses possibilités du moment, et est reparti vers la Canebière avec deux buts supplémentaires dans la valise.
Arrivés avec l'envie d'y croire, mais sans les moyens, les Phocéens se sont inclinés devant un implacable Bayern Munich. On pourrait pester et regretter l'absence de Steve Mandanda à l'aller, compte tenu de sa prestation au retour. Mais voilà, l'OM n'était pas de taille à lutter. Timorés et sans audace au Vélodrome, les Phocéens ont montré un visage un tout petit plus volontaire en Allemagne. Mais ont étalé leurs lacunes et laissé une nouvelle fois éclater au grand jour la différence de niveau entre les deux clubs, l'un prétendant à la victoire finale en C1, l'autre neuvième de L1.
Deschamps avait tout de même tenté un petit ajustement au coup d'envoi. Un tout petit. Mettre Brandao en pointe, décaler Rémy à droite et se passer d'Amalfitano. Tout ça dans un 4-2-3-1 qui tourne en rond plus qu'il n'avance depuis de longues semaines. Il y a bien eu deux occasions d'y croire juste avant l'ouverture du score d'Olic sur un superbe travail de Ribéry. Mais franchement, si Rémy et Morel avaient trompé Manuel Neuer, c'eut ressemblé, au niveau de la forme, à un début de hold-up tant la maîtrise était bavaroise depuis le coup d'envoi.
SOS récupération
Quand on veut renverser une situation compromise, mieux vaut tenir le ballon et, si possible le récupérer assez haut et non pas constamment dans ses vingt mètres, voire plus bas. Ça permet, accessoirement, d'être un peu plus dangereux et plus vite en action. Souci, Benoit Cheyrou et Stéphane M'Bia, préposés à cette tâche, n'ont pas réellement rempli leur mission. Ils ne sont évidemment pas les seuls coupables. Mais lorsqu'on évolue en position de milieu de terrain défensif, ça se voit un peu plus qu'ailleurs. Alou Diarra, très bon à Milan mais suspendu mardi, a peut-être quelque peu manqué. On ne saura jamais. Et, quoi qu'il en soit, l'affaire a été si vite et si proprement emballée qu'il serait déplacé d'émettre le moindre regret.
Le dysfonctionnement a fini par sauter aux yeux de Deschamps. Mais un peu trop tard. Au retour des vestiaires, Amalfitano est entré à la place de Morel. La défense a changé d'allure avec Azpilicueta à gauche, M'Bia dans l'axe et Fanni à droite. L'entrejeu aussi, avec deux techniciens associés (Amalfitano, Cheyrou) jusqu'à l'entrée de Kaboré. On ne peut pas dire que la différence ait été criante. Les côtés ont toujours autant ressemblé à des boulevards et les ballons n'ont pas été récupérés plus haut. Le Bayern a terminé le match comme il l'avait commencé. En trottant. Désormais, il court vers les demi-finales de la Ligue des Champions. L'OM, de son côté, ne s'est même pas rassuré en concédant une neuvième défaite en dix rencontres. Une autre forme de performance.
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