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Ligue des champions : Monaco battu à Valence (3-1) en barrage aller

L'ASM a payé ses errances au prix fort

Le 19/08/2015 à 22:38Mis à jour Le 20/08/2015 à 00:14

LIGUE DES CHAMPIONS – Les erreurs défensives ont coûté cher à Monaco, battu à Valence (3-1) en barrage aller. Le but inscrit par Mario Pasalic à Mestalla laisse quand même un peu d'espoir aux Monégasques avant le match retour à Louis-II mardi prochain.

Le PSG et l'OL sont bien partis pour être les seuls représentants français en Ligue des Champions. L'AS Monaco a largement réduit ses chances de les rejoindre, mercredi soir, en s'inclinant (3-1) à Valence, en barrage aller de la compétition. Le club de la Principauté a affiché un visage parfois séduisant, souvent alarmant, offrant à Valence trois buts sur trois erreurs de marquage (4e, 59e et 86e). Mais elle a parfois été brillante, à l'image d'un Martial qui a mis Pasalic sur orbite pour ce qui était alors l'égalisation (49e). 

Il a pourtant été tentant de croire que l'ASM allait réitérer ce qu'elle avait fait la saison dernière, sur le terrain de Leverkusen (0-1) puis celui d'Arsenal (1-3). Leonardo Jardim y avait mis, en tout cas, les mêmes ingrédients : un 4-3-3 avant tout érigé comme une muraille défensive et l'espoir d'un hold-up acquis en contre-attaque. Mais le technicien portugais a été privé, à Valence, de deux éléments quasi-indispensables à sa réussite : Layvin Kurzawa et Joao Moutinho.

Elderson Echiejile (Monaco) et Sofiane Feghouli (Valence)

Elderson Echiejile (Monaco) et Sofiane Feghouli (Valence)AFP

En l'absence du premier, c'est Elderson Echiejile qui a été titularisé au poste d'arrière gauche. Son marquage d'une lâcheté surprenante, dès la première offensive adverse, a permis à Rodrigo (4e) d'ouvrir le score. A défaut d'avoir pour lui l'excuse de la jeunesse, le Nigérian avait celle du manque de rythme, pour ses premières minutes de la saison en match officiel. Une heure et demi plus tard, Echiejile a simplement rappelé à Kurzawa qu'il n'avait aucun souci à se faire pour sa place de titulaire. Ou à son entraîneur qu'il avait, lui, à s'en faire si l'international Espoirs était amené à quitter le club. 

L'ASM privée d'un penalty

Pour le reste, Monaco a eu le mérite de ne pas lâcher prise. Après s'être vu refuser un but pour hors-jeu (39e), Anthony Martial a réalisé un exploit personnel sur le côté gauche pour offrir l'égalisation - la vraie - à Mario Pasalic (49e). A ce stade-là, Monaco avait réussi son coup, avec en prime le luxe de marquer un but à l'extérieur. Mais l'ASM a vite été rattrapée par ses errements. La première est venue de Raggi dont l'erreur de marquage a profité à Parejo, à la retombée d'un centre (59e). La deuxième a été une œuvre collective, dont Feghouli s'est délecté pour soigner sa demi-volée sur le deuxième ballon d'un corner (86e).

Mario Pasalic (Monaco) a marqué à Valence

Mario Pasalic (Monaco) a marqué à ValenceAFP

A défaut d'être excellents (ou simplement bons), les Monégasques ont tout tenté. Ils ont fait entrer Bahlouli, Dirar et El-Shaarawy, trois profils offensifs, ils ont pesté contre l'arbitrage qui les a privés d'un penalty (73e), ils se sont rués vers l'avant, souvent maladroitement. Mais rien n'y a fait. En trois tirs cadrés, Valence a inscrit trois buts et mis un pied en phase de poules de la Ligue des champions. Il faudra désormais à Monaco un exploit, sur sa pelouse, mardi prochain. Après tout, son histoire européenne n'en est-elle pas pleine ? 

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