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Ligue des champions : Bayern - PSG, c'est la guerre des mondes

Bayern - PSG, ce sera la guerre de deux mondes

Le 24/08/2017 à 22:09Mis à jour Le 25/08/2017 à 10:46

LIGUE DES CHAMPIONS - Ce sera l'un des temps forts du premier tour de la Ligue des champions : le Paris Saint-Germain va défier le Bayern Munich dans le groupe B. Deux rendez-vous entre deux prétendants. Mais pas seulement. Le Bayern et le PSG, ce sont deux philosophies inconciliables sur le plan économique. L’une ne peut faire le bonheur de l’autre. Et vice versa.

Ordre établi et aristocratie font bon ménage. Toujours. Ce fut le cas hier. Ça l'est aujourd'hui. Et cela le sera encore demain. Pour les grands de ce monde, il n'y a rien de plus d’horrible ou d'effrayant que d'imaginer une rupture de l'équilibre et une remise en cause de leurs privilèges. Pour une raison simple : ce qui bénéficie à autrui ne profite pas à soi.

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Nouveaux riches et mauvaises manières

Depuis quelques années, KHR, grand joueur devant l'éternel avec deux Ballons d'Or au compteur (1980 et 1981), est très contrarié car de nouveaux riches ont fait leur apparition dans le paysage européen et pourraient, un jour, venir menacer son pré carré. Ils s'appellent Manchester City ou Paris Saint-Germain, que le Bayern va croiser en Ligue des champions dès cet automne.

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Clin d'œil du destin : l'été ou Paris a mis le marché sens dessus dessous, le club bavarois a réalisé la plus grosse dépense de son histoire en achetant Corentin Tolisso pour 41,5 millions d'euros.

Le recrutement de Neymar ? "Un signe de faiblesse"

Dans les colonnes de Sport Bild, Rummenigge a récemment dévoilé le fond de sa pensée. "Pendant le transfert de Neymar, je me suis demandé ‘qu'est ce qui est le plus important ? Ce joueur ou l'Allianz Arena ?’ Je pense que c'est notre stade. L'Allianz Arena est plus importante et de loin. Son transfert a coûté plus cher que notre stade. Nous avons une philosophie différente : nous ne voulons pas faire ça." Uli Hoeness, son fidèle comparse, n'avait pas dit autre chose quelques semaines auparavant sur la somme annoncée pour le recrutement de Neymar : "C'est plutôt un signe de faiblesse. Si je devais dépenser autant d'argent pour ne rien obtenir en retour, c'est surtout le signe que je n'ai pas bien travaillé en amont."

Au Bayern, on dit ce que l'on pense. Pour la première fois depuis le rachat du PSG par QSI, il aura l’occasion de lui dire en face. Sur le terrain. Vivement.

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