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Real Madrid - C'est grave, Docteur Zidane ?

C'est grave, Docteur Zidane ?
Par AFP

Le 01/11/2017 à 00:26

LIGUE DES CHAMPIONS -Qu'arrive-t-il au Real Madrid ? Intraitable au printemps, fringant en août, le double tenant de la Ligue des champions est devenu patraque, entre blessures et coups de froid en Liga. Et l'entraîneur Zinédine Zidane doit trouver le remède contre Tottenham mercredi en C1 (20h45).

Un diagnostic inquiétant

C'est la première fois depuis 2012 que le Real signe un aussi mauvais début de saison en Liga: seulement 20 points en 10 journées, contre 24 l'an dernier. Surtout, le champion d'Espagne en titre compte déjà 8 points de retard sur le leader Barcelone, un débours jamais comblé par le club merengue dans son histoire.

La défaite face au promu Gérone dimanche (2-1) a souligné certaines carences dans l'équipe de Zidane, qui traverse "son pire moment" sur le banc merengue, selon les mots du quotidien sportif espagnol Marca.

Pour autant, l'entraîneur français a assuré ne pas être "préoccupé": "Nous pouvons remonter tout ça et nous aurons des jours meilleurs", a-t-il lancé dimanche, avant de revisionner le match dans le bus du retour. Son bilan au Real depuis sa nomination en janvier 2016 lui donne raison: outre la conquête de sept trophées, "ZZ" a réussi à renverser plusieurs situations compromises, comme ce quart de finale de C1 2016 contre Wolfsburg (défaite 2-0 puis succès 3-0), ou cette série de 4 nuls consécutifs à l'automne l'an dernier...

Vidéo - Zidane : "8 points de retard ? Nous pouvons retourner cette situation"

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Un effectif diminué

A la décharge de Zidane, il n'a pas encore disposé d'un effectif au complet cette saison, entre blessures et suspensions. A Londres mercredi, quatre titulaires habituels manquent à l'appel: le gardien Keylor Navas, les défenseurs Raphaël Varane et Dani Carvajal et l'attaquant Gareth Bale.

En outre, dans un marché des transferts inflationniste, le Real s'était distingué cet été par sa modération. Mais les départs de l'avant-centre Alvaro Morata, du milieu James Rodriguez et du défenseur Pepe n'ont pas forcément été remplacés. Ce qui nuit forcément à la politique de rotation imposée par Zidane.

Une vigueur moindre

A Gérone, face à un adversaire limité techniquement mais généreux, les joueurs du Real ont été accusés de suffisance. "Nous avons manqué d'engagement en début de seconde période", a reconnu le milieu Isco.

Peut-être la "Maison blanche" a-t-elle subi une décompression logique après son doublé Liga-Ligue des champions au printemps, puis Supercoupe d'Europe-Supercoupe d'Espagne en août... L'un des symptômes? Spécialiste des fins de match au forceps, le Real peine cette saison à emballer les rencontres. "L'an dernier, nous avons gagné des matches que nous ne méritions pas forcément de gagner, maintenant c'est l'inverse", a résumé Zidane.

Zinedine Zidane

Zinedine ZidaneEurosport

Un Ronaldo indisposé

La grande différence entre le Barça et le Real cette saison, c'est que Lionel Messi marque (12 buts en Liga), pas Cristiano Ronaldo (1 seul but). L'attaquant portugais (32 ans), favori pour égaler Messi en décembre avec un cinquième Ballon d'Or, a signé son pire démarrage en Liga - certes ralenti par quatre matches de suspension.

Au total, il n'a marqué qu'une fois sur 40 tirs, un ratio effroyablement bas et loin de ses standards habituels. Heureusement, en C1, cela va mieux: cinq buts en trois matches pour le meilleur buteur de l'histoire de la compétition (111 buts).

Un médicament à Wembley ?

Pour apaiser un peu le Real, la meilleure des manières serait de gagner mercredi contre Tottenham dans un choc dont le vainqueur sera qualifié pour les huitièmes. "On a un match fantastique à jouer à Wembley", a résumé Zidane, promettant que son équipe aurait "rechargé ses batteries" d'ici à mercredi soir.

L'une des bonnes nouvelles pour "Zizou", c'est que son Real est relativement plus à l'aise à l'extérieur, où les adversaires ferment moins le jeu. Et avec autant de joueurs de caractère, l'entraîneur français peut espérer une réaction. "Le Real, il ne faut jamais le donner pour mort", a prévenu Isco. "Nous avons souvent démontré que nous refaisons toujours surface et nous avons l'opportunité de le prouver à nouveau", a-t-il conclu.

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