2012 Equipe de France Hugo Lloris - AFP
 
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Lloris ne courait pas après

Lloris ne courait pas après

Par Eurosport
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Dernière mise à jour Le 28/02/2012 à 21:49 -
Par Eurosport - Le 28/02/2012 à 21:49
Hugo Lloris est donc l'élu. C'est lui qui a été choisi mardi par Laurent Blanc pour porter le brassard de capitaine durant le Championnat d'Europe. Le gardien des Bleus (30 sélections) n'était pas spécialement demandeur. Mais il est désormais prêt à assumer, tout en assurant qu'il ne changera pas.

Laurent Blanc n'a pas fait un choix par défaut. C'est en tout cas ce qu'il a assuré mardi. En revanche, il n'a pas maîtrisé le timing et la communication autour d'un sujet, qui n'en finissait plus de traîner en longueur. Mardi encore, l'énigme autour du brassard aurait pu survivre à une énième flopée de questions. Parce que donner le nom de son capitaine au long cours à la veille d'Allemagne - France n'était pas dans les plans de Laurent Blanc.

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La preuve définitive est venue... d'Hugo Lloris. De son regard surpris lorsqu'il est arrivé et, à peine assis, a été félicité par un journaliste français. Ses yeux l'ont trahi. Non, le gardien de l'Olympique Lyonnais n'était pas au courant du choix de son sélectionneur. Il savait qu'il porterait le brassard mercredi face aux Allemands. Pour ce qui est de l'Euro, nada. ll a fini par le reconnaitre : "On s'était rencontré sur Lyon. Il (Laurent Blanc) m'avait fait part de certaines choses. Qu'il y aurait trois prétendants... Cela s'arrêtait à ça".

"De là à dire que j'y pensais..."

Capitaine lors des cinq dernières sorties des Bleus et en Angleterre en novembre 2010, Hugo Lloris ressemble au choix de la sécurité et de la continuité. A défaut d'être le meneur idéal, l'aboyeur que Blanc aurait aimé avoir sous la main. Le Lyonnais, parfois capitaine en club, est tout sauf ça. Lloris est un taiseux, que l'on entend que lorsque les choses vont mal. Son coup de gueule à l'issue d'un Nice - Lyon qui s'était mal terminé pour l'OL reste d'ailleurs la seule fois où l'homme a été surpris en train de perdre le contrôle de soi. Pour le reste, Lloris est lisse et maître de ses émotions. Et c'est rien de le dire. Cela en fait-il pour autant un moins bon capitaine ? Le principal intéressé se défend : "Vous ne faites pas partie du groupe. J'ai ma personnalité. On me confie le brassard, j'essaie de faire de mon mieux. Avec ou sans brassard, je dirai ce que j'ai à dire. Un collectif s'entretient par des liens et des paroles."

Alou Diarra hors jeu en raison de son statut, Philippe Mexès à cause de sa longue absence et de son risque de rechute comportementale, Eric Abidal pas plus chaud que ça, il ne restait qu'Hugo Lloris, qui n'aurait pas remué ciel et terre pour décrocher le rôle. "De là à dire que j'y pensais...", a-t-il lâché mardi, sincère. Maintenant qu'il est attaché à son bras, le gardien des Bleus prend le brassard comme un honneur. Mais assure qu'il ne le changera pas. "C'est une belle marque de confiance de la part du sélectionneur. C'est une grande fierté mais il ne faut pas s'arrêter là." Parce qu'à l'arrivée, ce n'est pas tant l'identité du porteur dont on se souviendra. Mais les résultats qui ont jalonné son "règne".