Sturridge a percé

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A Chelsea, qui reçoit Fulham lundi (14h00), en ouverture de la 18e journée de Premier League, Daniel Sturridge est devenu incontournable aux yeux d'André Villas Boas. L'international anglais a poussé Anelka vers la sortie et relégué Malouda sur le banc. A 22 ans, il exprime enfin tout son potentiel.

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Si Nicolas Anelka s'est décidé à quitter Chelsea pour rallier la Chine, si Florent Malouda cire le banc londonien depuis le début de saison, Daniel Sturridge a sa part de responsabilités. En quelques mois, le natif de Birmingham est devenu l'arme offensive N.1 des Blues, qui accueillent Fulham lundi (14h00). Sa feuille de stats traduit son nouveau statut : neuf buts et deux passes décisives en treize matches de Premier League.
Depuis l'intronisation d'André Villas Boas, Sturridge s'est glissé dans la peau d'un titulaire en puissance, qu'il n'était pas sous les ordres de Carlo Ancelotti. Et encore moins à City, où il a été formé. En 2009, le club mancunien le cède à Chelsea. Gratuitement. Roberto Mancini, qui dirige aujourd'hui les Skyblues, s'en mord encore les doigts. "C'est étrange, il a été formé à Manchester City, et quelqu'un l'a laissé partir pour presque rien. Je ne pense pas qu'il était difficile de voir que c'était un bon joueur quand il était jeune", enrage l'Italien.
"Bolton m'a fait mûrir"
Quand Sturridge débarque à Chelsea, il traîne la réputation d'un gaucher prometteur, virevoltant et puissant. Mais pour les exprimer, il doit s'exiler à Bolton durant quelques mois. En janvier dernier, il est prêté chez les Wanderers. Une parenthèse de six mois qui "(l')a fait mûrir", rythmée par huit buts en douze rencontres. Owen Coyle, le coach de Bolton, "a restauré (sa) confiance". Cette fois, Chelsea est convaincu. Sturridge fait donc son come-back dans la capitale anglaise. Dès la préparation estivale, il séduit Villas Boas, en marquant notamment face aux Glasgow Rangers.
Depuis, le technicien portugais l'aligne systématiquement sur un côté. Pas en pointe, à un poste où l'intéressé entend s'imposer. Mais où la concurrence s'appelle Didier Drogba et Fernando Torres. "Pour nous, il n'y aucune volonté de voir Sturridge dans l'axe, insiste l'ancien entraîneur de Porto. Nous avions eu une conversation en début de saison pour lui dire que nous voyons en lui un énorme potentiel sur l'aile. Fabio Capello pense la même chose." Car le sélectionneur de l'Angleterre s'est lui aussi laissé tenter par le profil de Sturridge. Le 6 novembre, il lui a offert sa première cape internationale en amical, face à la Suède. Une cape qui pourrait en appeler d'autres... s'il garde le même rythme d'enfer.
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