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Dans son autobiographie, Alex Ferguson vide son sac

Les 11 vérités crues que Sir Alex ne voulait plus garder pour lui
Par Eurosport

Le 23/10/2013 à 17:45

Dans son autobiographie, qui sort cette semaine en Angleterre, Sir Alex Ferguson a sorti quelques perles au sujet de sa longue carrière mancunienne. David Beckham, Wayne Rooney, Roy Keane ou encore Rafael Benitez en prennent notamment pour leur grade.

Beckham, la déception

“David pensait qu’il était plus important qu’Alex Ferguson”

Il est tombé amoureux de Victoria, et ça a tout changé. Il n’a pas saisi sa chance de devenir un joueur au sommet du sommet. Il a commencé à prendre des décisions qui ne l’ont pas aidé à devenir ce type de joueur. Ça m’a déçu. Il n’y avait pas d’animosité entre nous, juste de la déception pour moi. C’est le seul joueur que j’ai entraîné qui a choisi d’être célèbre, qui en a fait sa mission en dehors du terrain. J’avais envie de lui dire : “Mais qu’est-ce que tu es en train de faire, fils ?” A la seconde où un joueur se pense plus grand que le manager du club, il doit partir. Et David pensait qu’il était plus important qu’Alex Ferguson. Il n’y a aucun doute à ce sujet dans mon esprit. C’est dommage, parce qu’il aurait pu devenir une des plus grandes légendes du club.

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Ronaldo, le meilleur

“J’aurais préféré lui tirer dessus plutôt que de le laisser partir en 2008”

Ronaldo est le joueur le plus doué que j’ai jamais entraîné. Et j’en ai vu passer beaucoup. Les seuls que je mettrais à sa hauteur sont Giggs et Scholes, pour la façon incroyable dont ils ont aidé le club pendant deux décennies. Il voulait partir au Real en 2008, mais je ne pouvais pas l’accepter. Je lui ai dit : “Tu ne peux pas partir cette année. Pas après la façon dont Ramon Calderon a abordé la question (le président du Real avait affirmé publiquement que Ronaldo ferait un jour partie de son équipe, ndlr). Je sais que tu veux aller là-bas, mais je préférais te tirer dessus plutôt que te vendre à ce type maintenant. Si tu es performant cette saison et qu’une offre record arrive, alors nous te laisserons partir.” 

Keane, cette terreur

“Il peut avoir les mots les plus sauvages que vous puissiez imaginer”

La partie la plus dure chez Roy Keane, c’est sa langue. Il peut avoir les mots les plus sauvages que vous puissiez imaginer. Il est capable de déstabiliser la personne la plus confiante du monde en une seconde. Un jour où on s’est disputés, j’ai remarqué que ses yeux commençaient à devenir plus petits, presque comme des perles noires. Il était effrayant à regarder. Alors que je viens de Glasgow ! Après avoir craché sur ses coéquipiers à la télé du club, je lui ai dit que ce qu’il avait fait était une honte. Critiquer ses partenaires et vouloir que cela sorte publiquement... Carlos Queiroz (son adjoint, ndlr) a considéré que c’était le pire spectacle imaginable dans la vie d’un club. Il fallait que Roy s’en aille.

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Benitez, meilleur ennemi

“Liverpool était difficile à regarder sous ses ordres”

Son erreur a été de faire de notre rivalité une affaire personnelle. Il n’avait aucune chance, car je pouvais attendre. J’avais les succès de mon côté. Benitez n’a jamais manifesté le moindre intérêt à se lier d’amitié avec d’autres managers. Il a toujours préféré détruire un match plutôt que de le gagner. Personne ne peut être totalement gagnant avec une telle approche. Je trouvais Liverpool très difficile à regarder lorsqu’il en était l’entraîneur. Ça m’a beaucoup surpris quand Chelsea l’a appelé.

Van Nistelrooy, l’insulte de trop

“Il est devenu trop difficile à gérer”

Je l’avais laissé sur le banc, pour la finale de la Cup, en 2006, et il m’a insulté. Je m’en souviendrai toujours. Je ne pouvais pas y croire. Il est devenu vraiment hargneux. Les autres joueurs lui disaient de se tenir. Mais c’était fini dans sa tête. Je savais que je ne le récupèrerais jamais. Après cet incident, son attitude a empiré. C’était un moment très triste, mais je ne saurais pas expliquer son changement de comportement. C’est dommage, parce que ses statistiques étaient extraordinaires. Il est devenu vraiment trop difficile à gérer.

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Rooney, trop paresseux ?

“Rooney n’était pas assez affûté l’an passé”

Wayne doit être prudent. Il a d’immenses qualités mais elles ne s’expriment pas quand il n’est pas assez affûté. Regardez la façon dont Ronaldo et Giggs prenaient soin de leur forme. Alors je ne lui faisais aucun cadeau. Je n’arrêtais pas de lui répéter que si sa condition n’était pas optimale, il ne jouerait pas. C’est ce que j’ai toujours fait, quel que soit le joueur concerné, et il n’y avait pas de raison que cela change dans les dernières années de ma carrière. Après le titre l’an dernier, il a demandé à partir. Mais s’il avait été aussi en forme que cette saison, je l’aurais évidemment aligné tous les week-ends.

Van Persie, facile le deal

“Wenger m’a demandé quelle serait ma meilleure offre”

Arsène était incrédule que je ne m’aligne pas sur sa demande, et je lui ai dit que je ne mettrai pas 30 millions d’euros sur Van Persie. Il m’a demandé quelle serait ma meilleure offre. J’ai répondu 27 millions avec 2 millions en plus si on gagnait la Premier League ou la Ligue des champions avec lui. Affaire conclue. 

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City, il y a encore du boulot

“Ils n’avaient pas le bon état d’esprit pour défendre leur titre”

Après le titre, ils se sont installés dans un sentiment de soulagement. Conserver un titre est l’étape supérieure, et ils n’étaient pas dans le bon état d’esprit pour défendre ce qu’ils avaient gagné, lors de ce qui restera l’un des finaux les plus spectaculaires en Premier League. Quand j’ai gagné le championnat pour la première fois en 1993, je ne voulais pas que mon équipe se relâche. Cette idée me dégoûtait. J’étais vraiment déterminé à avancer, et à renforcer notre mainmise sur le pouvoir.

Vidic, ce guerrier

“Vidic ne fait pas de compromis “

Vidic est un garçon austère, qui ne fait pas de compromis. Un Serbe très fier. En 2009, il est venu me voir pour me dire qu’il pourrait être appelé. Je lui ai demandé, alarmé : “Comment ça, appelé ?" “Au Kosovo. J’y vais. C’est mon devoir.” Et j’ai vu dans ses yeux qu’il le pensait.

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La sélection anglaise, très peu pour lui

"Un vrai lit à clous”

On m’a proposé l’Angleterre deux fois, en 1999 et en 2001. Mais il n’y avait pas moyen que je puisse considérer une telle offre. Vous m’imaginez, moi, entraîner l’Angleterre ? Un Ecossais ? J’ai toujours plaisanté en disant que je les entraînerai un jour pour les faire régresser, pour les emmener à la 150e place mondiale, avec l’Ecosse à la 149e. Sérieusement, c’était un lit à clous, et je n’avais aucune envie de m’allonger dessus.

Lampard et Gerrard, bien mais pas top

“Gerrard n’est pas un immense joueur”

Lampard est un formidable serviteur de Chelsea, mais pour moi, il ne fait pas partie de l’élite internationale. Je suis aussi un des rares à penser que Gerrard n’est pas un immense joueur. Quand Scholes et Keane étaient dans notre équipe, Gerrard a très peu brillé contre nous.

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