Football - Serie A
29/02/2008 - 18:00Giuly : "Je suis heureux"

Deuxième en Serie A et toujours en course en Ligue des Champions, Ludovic Giuly s'éclate depuis son arrivée à l'AS Rome. En Italie, il a trouvé le club qu'il lui fallait pour vivre sereinement les derniers moments de sa carrière. Et il affirme ne plus pen
LUDOVIC GIULY, vous êtes à l'AS Roma depuis six mois. Comment se passe votre intégration ?
L.G. : Bien. Comme lorsque je suis arrivé à Barcelone. Le groupe est génial, ils m'ont bien accueilli. Il y a eu le soutien de Philippe (Mexès) par rapport à la langue et c'était aussi important pour moi qu'il soit là. Aujourd'hui, ça se passe de mieux en mieux. Je me sens bien. J'ai compris comment il fallait bosser. A partir de là, j'arrive à gérer et je m'intègre de plus en plus dans cette équipe. Tout va bien.
Votre départ de Barcelone a surpris certaines personnes. Avec le recul, êtes-vous content de votre choix ?
L.G. : Par rapport à Barcelone, j'ai passé pas mal de temps sur le banc lors des trois derniers mois. Et je savais que Leo Messi avait d'énormes qualités qu'il est d'ailleurs en train de démontrer aujourd'hui. Rester à Barcelone et jouer quelques minutes en fin de match, ça n'était pas mon objectif. Je n'ai que 31 ans donc j'avais encore la possibilité de jouer. J'avais envie d'un nouveau challenge. Avec la Roma, j'ai vraiment trouvé le club qu'il me fallait avec des ambitions, du temps de jeu et la Ligue des Champions où l'on joue de gros matches. On est toujours en course pour la seconde place en championnat. Donc c'est un très bon choix, je ne me suis pas trompé. Je suis très heureux d'être à la Roma.
L'entraîneur Luciano Spaletti vous utilise souvent dans l'axe en soutien de Francesco Totti....
L.G. : J'aime bien ce poste. Ça me permet d'être beaucoup plus libre, de toucher beaucoup plus de ballons et d'être plus rapidement devant l'attaque. C'est vrai que ça me plaît bien. Ça me rappelle de bons souvenirs. Bon, je joue aussi sur le côté droit mais c'est beaucoup plus physique et ça demande plus d'efforts défensifs. Mais ce poste me convient de mieux en mieux. Et quand tu joues au côté de grands joueurs, il n'y a pas besoin de se parler. Ça se joue sur le terrain. Ce sont des choses qui se ressentent.
Un mot sur votre situation par rapport à l'équipe de France. Faut-il en rire ou en pleurer ?
L.G. : (Il sourit) Mais je suis très content pour l'équipe de France. L'Euro va bientôt arriver. Moi, je continue mon chemin, ma carrière tranquillement. Comme je l'ai dit, il n'y a pour l'instant pas de possibilité pour moi. Ça n'est pas la fin du monde. Du moment que je suis en bonne santé et que je m'éclate dans mon club, c'est l'essentiel. Il y a pire que moi. Je vais rester professionnel et on verra...
Vous aviez été très déçu de ne pas être appelé pour la Coupe du monde 2006. Aujourd'hui, comment vivez-vous la situation ?
L.G. : C'est passé ! Je ne vais pas vivre toute ma vie avec ça. Comme je l'ai dit, il y a des choses beaucoup plus graves dans la vie. C'était surtout une déception au niveau humain et par rapport à mes qualités pour faire une Coupe du monde. C'était important pour moi de faire un bout de chemin avec l'équipe de France. C'est quelque chose qui va me manquer dans ma carrière mais ça n'est pas grave. Je pense que j'aurais quand même fait une énorme carrière avec des titres, des buts et de la joie de vivre. Je pense que je n'ai pas vraiment les pieds carrés. Maintenant, si je ne rentre pas dans les critères, ça n'est pas grave. Ça ne tient qu'à un sélectionneur. Dans le milieu du football, je pense que je suis assez bien jugé. Mais c'est comme ça. Aujourd'hui, je finis ma carrière tranquillement, sereinement. Et je profite de ces moments car la fin approche. Il faut bien les préparer pour bien finir. C'est ce que je suis en train de faire.
A quand remonte votre dernier contact avec Raymond Domenech ?
L.G. : (Il hésite) Euh, je ne sais pas... Il y a longtemps ! Je n'ai jamais eu trop de contacts avec lui. Juste quand il m'a sélectionné donc c'était lors de ma dernière sélection (le 12 octobre 2005 contre Chypre, ndlr). Ça remonte à pas mal de temps...
On parle beaucoup de Mathieu Valbuena qui a des qualités proches des vôtres. Est-ce que cela vous donne encore un espoir pour l'Euro ?
L.G. : Moi, je suis logique. Avec Barcelone, j'ai été champion. J'ai gagné la Liga et la Ligue des Champions et je n'ai pas pu être sélectionné pour la Coupe du monde donc je ne vois pas pourquoi je le serais aujourd'hui. Même si je suis à la Roma, que je gagne une autre Ligue des Champions ou un championnat, je ne vois pas pourquoi je serais davantage pris. Donc forcement pour moi c'est barré. Par rapport à ses critères, je ne vois pas comment il peut faire marche arrière. Ce serait vraiment fort ! Mais c'est une logique. J'ai été en haut de l'affiche et je n'ai pas été pris donc je ne vois pas pourquoi ça changerait. Ou alors, c'est que j'ai vraiment changé et que je suis devenu un extra-terrestre !
Il y aura un très attendu France-Italie en juin prochain. On vous en parle beaucoup à Rome ?
L.G. : Mes coéquipiers et les Italiens sont contents et un peu fiers puisqu'ils ont quand même gagné la dernière Coupe du monde. Mais ils ont quand même un peu peur. Ils n'en parlent pas trop mais on les sent concentrés. Ils pensent qu'ils vont qualifier avec la France, ce qui serait logique. Mais ils sont contents de les prendre en poules et pas en phase finale.















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