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Rome, cour des miracles ?
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Publié 27/08/2010 à 16:12 GMT+2
Vice-championne d'Italie en titre, l'AS Rome va devoir cravacher pour faire aussi bien que la saison dernière. Le club de la capitale n'a pu enregistrer de renforts en raison de ses difficultés financières. Et il lui faudra gérer la Ligue des Champions...
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"Notre dernière saison relevait du miracle et les miracles se produisent rarement deux fois". Signée Claudio Ranieri, cette déclaration en dit long sur le pessimisme de l'entraîneur de la Roma. Sa mission n'est pas de faire mieux que l'an dernier (2e). C'est impossible. Le titre, toute l'Italie l'envoi pour la sixième fois de suite dans les vitrines de l'Inter Milan. Non, la mission de Ranieri, c'est de faire aussi bien avec un double handicap sur les bras: jouer en parallèle la prenante Ligue des champions (Bayern Munich, Bâle et Cluj) et le faire sans aucun renfort en raison des difficultés financières du club.
Difficultés financières, c'est d'ailleurs un euphémisme. Les propriétaires de la Roma, les Sensi, sont étranglés par les dettes. A tel point que le club est désormais sous le contrôle de la banque Unicredit et en vente. Résultat, un encéphalogramme plat niveau transferts. Enfin c'est tout comme. le défenseur central Nicolas Burdisso (Inter), signé ce samedi, était déjà là en prêt l'an dernier. Quant à Adriano, seule recrue de l'été, il est déjà sur le flanc pour un mois. L'ex-attaquant de l'Inter, qui a brillé plus souvent en dehors que sur les terrains, n'a plus d'Imperatore que le surnom. "Les autres se sont renforcés, et nous peut-être un peu moins pour les raisons que l'on sait", a dit laconiquement Ranieri.
Ménez, enfin au top?
La donne pourrait changer si un nouveau repreneur arrivait. En attendant, la Roma peut se consoler en misant sur sa stabilité (entraîneur comme joueurs) au contraire de la Juventus et du Milan AC, principaux rivaux dans la course à la C1, livrés aux mains d'entraîneurs sans palmarès (Allegri pour Milan, Del Neri pour la Juve) et qui n'attirent plus les stars. Autre point positif, la possibilité de monter en puissance avec un calendrier favorable (réception du promu Cesena pour l'ouverture ce samedi) puis des seconds couteaux (Cagliari, Bologne et Brescia) avant le premier choc face au champion, lors de la 5e journée.
Du côté des Français, Philippe Mexès a du souci à se faire. L'acquisition définitive de Burdisso n'a pas de quoi le mettre en confiance, lui qui dans la tête de Laurent Blanc, semble titulaire chez les Bleus. Sa place pourrait être remise en cause comme elle le fût assez régulièrement l'an dernier. A l'opposé, la cote de Jérémy Ménez monte en flèche. Très bon lors de la Supercoupe d'Italie perdue face à l'Inter (3-1), le Français doit exploser pour sa troisième saison dans la ville éternelle. "C'est un des plus grands talents français", explique John Arne Riise, son coéquipier. Mexès et Ménez sont donc attendus comme des leaders. La Roma en a bien besoin.
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