Avantage Rami-Koscielny

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Didier Deschamps est toujours en pleine "réflexion" concernant sa charnière face à la Finlande. L'option Rami-Koscielny semble avoir une longueur d'avance. Mais le sélectionneur de l'équipe de France, qui a tourné la page avec le duo Mexès-Rami, possède plusieurs options dans sa manche.

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RAMI-KOSCIELNY : Le choix de l'expérience
Son atout ? Pour Didier Deschamps, ce duo ressemble au choix le moins risqué sur le papier. Adil Rami et Laurent Koscielny sont les deux centraux les plus expérimentés de la liste. Le joueur de Valence (24 sélections) et le Gunner (4 capes) ont l’habitude des grands rendez-vous, notamment avec leur club où ils disputent la Ligue des champions régulièrement. Cerise sur le gâteau : ils ont aussi joué deux matches (France-USA et France-Espagne) et un peu plus de 20 minutes (France-Serbie) côte à côte pour former la charnière des Bleus. Lors de France-Espagne en quarts de finale de l'Euro (2-0), ils ont aussi montré les esquisses d'une complémentarité intéressante.
Sa faiblesse ? Si cette paire semble avoir une longueur d'avance, il y a un souci de taille pour le match face à la Finlande vendredi: le manque de rythme des deux. Adil Rami, qui avait joué 15 minutes lors de la 2e journée de Liga avec Valence, a disputé son premier match comme titulaire ce week-end face au FC Barcelone (1-0). Pour Laurent Koscielny, c'est encore pire. Depuis le quart face à l'Espagne, il n'a joué que quelques secondes avec Arsenal après être rentré pour la première fois de la saison dans le temps additionnel dimanche contre Liverpool (0-2). "Le rythme du match, il est difficile de l'avoir. Ca peut poser moins de problème car il est défenseur central mais il y a une problématique", reconnaît Deschamps.
SAKHO-YANGA-MBIWA : La jeunesse dans la continuité
Son atout ? Face à l'Uruguay (0-0), Mapou Yanga-Mbiwa et Mamadou Sakho avaient affiché une bonne tenue. Solides dans les duels aussi bien dans les airs qu'au sol, le Montpelliérain (23 ans) et le Parisien (22 ans), appliqués, ont démontré qu'ils pouvaient jouer ensemble et tenir la baraque bleue. Une charnière d'avenir surtout que Deschamps ne fait pas de la relance sa priorité. Il aime les défenseurs solides. Les deux pensionnaires de L1 ont en plus l'avantage d'avoir joué régulièrement depuis le début de la saison : "Laurent a peu joué et Adil n'a joué que 90 minutes de reprise alors que les deux autres (Sakho et Yanga-Mbiwa, ndlr) ont enchaîné des matches pleins. J'y réfléchis", a déclaré le sélectionneur.
Sa faiblesse ? Son manque de vécu au plus haut niveau. Si Mamadou Sakho compte six sélections en Bleu mais une seule dans un match à enjeu (Biélorussie-France 1-1, le 3 juin 2011), Mapou Yanga-Mbiwa a connu sa grande première avec les Tricolores face à l'Uruguay le mois dernier. En club aussi, ils n'ont pas pu se frotter aux exigences du plus haut niveau. Ni le Parisien, ni le Montpelliérain n’ont foulé les pelouses de la Ligue des champions, qu’ils vont découvrir cette saison. Or comme l'a rappelé Deschamps lundi, la pression augmente toute comme la médiatisation en sélection. En clair : ce serait étonnant de voir le nouveau patron des Bleus miser sur une paire aussi inexpérimentée.
RAMI- SAKHO ou RAMI -YANGA-MBIWA : L'option mixte
Son atout ? Partant du postulat que ce qui coince dans la charnière Rami-Koscielny c'est notamment le manque de compétition du Gunner, le défenseur de Valence a de fortes chances d'être dans le onze de départ. Si Koscielny n'a pas assez de rythme au goût de Deschamps, Rami pourrait être associé à un "jeune" : Sakho ou Yanga-Mbiwa. Le Parisien, en vue avec le PSG depuis le coup d'envoi de l'exercice 2012-2013, partirait alors avec un petit avantage pour avoir déjà joué aux côtés de l'ancien Lillois. En Angleterre pendant une mi-temps (1-2, 17 novembre 2010) mais surtout face à la Belgique (0-0, 15 novembre 2010) et en Biélorussie (1-1, 3 juin 2011), Sakho et Rami ont formé la charnière des Bleus. Leur bilan : une victoire, un nul et deux buts encaissés en trois matches.
Sa faiblesse ? Face à la Biélorussie, Rami et Sakho avaient tenu leur rang défensivement. Laurent Blanc avait cependant regretté leurs lacunes dans la relance. Ils avaient lutté pour quitter leurs 30 premiers mètres, ressortir le ballon proprement et s'étaient un peu trop appuyés sur Hugo Lloris. Mais est-ce un handicap dans l'esprit de Didier Deschamps, qui n'a pas les mêmes exigences que son prédécesseur?
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