Terminer devant l’Espagne pour vivre au Brésil le frisson d’une Coupe du monde… Vaste programme. C'est le cap que Didier Deschamps a fixé au moment d’ouvrir, pour de bon, son mandat à la tête de l’équipe de France avec les qualifications pour le Brésil 2014. Dans le seul groupe de la zone Europe réduit à cinq nations (le I), on ne saurait reprocher aux Bleus de viser plus haut qu’une "raisonnable" place de barragiste. L'espoir fait vivre. Ils seront rapidement fixés sur leurs capacités : pour tenir la dragée haute à l’Espagne, qui ne débutera sa campagne qu’en octobre, encore faudra-t-il montrer à la Finlande (ce soir à 20h30) et à la Biélorussie (mardi au Stade de France) que la lutte pour la qualification va bien se restreindre aux deux derniers quarts de finaliste de l’Euro. Pour réussir cette démonstration, les hommes de Deschamps devront faire le plein.
Avec ces Bleus en éternelle reconstruction, qui n’ont plus marqué depuis trois matches, évaluer le rapport de forces avec la 96e nation mondiale, 39e nation européenne, battue six fois sur six dans l’histoire, n’est plus une chose facile. Sur le papier, même avec une défense centrale inexpérimentée, même avec une équipe refaite à 40% après l’Euro, ça doit pouvoir passer, même à coups de rame, même sans briller. Une victoire autoritaire serait une belle surprise. Un succès par marge étroite fera l’affaire pour éloigner de l’équipe l’idée d’une régression sans fin. La défaite aurait un prix. Il sera beaucoup plus dur de se remettre d’un faux-pas qu’en 2010 après la défaite contre la Biélorussie. A l'époque, il y avait quatre matches de plus pour compenser.
"Le danger, dans ce genre de match, c’est que si on n’arrive pas à ouvrir le score, on s’impatiente, on se découvre et on prend un but en contre", nous dit Guy Stephan, l’adjoint de Didier Deschamps. Le staff des Bleus, pourtant, écarte le piège du béton armé. "La Finlande est une équipe qui ressemble aux Danois du FC Cophenhague que Lille a éliminés en Ligue des champions (0-1, 2-0 a.p.), poursuit-il. Elle repart de derrière, elle joue, elle marque des buts." On attendra de juger sur pièces pour être certain que le programme de l’adversaire ne sera pas plus minimaliste. Si la Finlande fait le match avec la France sur la possession du ballon, elle aura bien changé depuis ces années 90 où les Bleus avaient affronté la nation balte sur la route de la Coupe du monde 1994 (2-0, 2-0) et, en quelque sorte, sur celle de la Coupe du monde 1998, puisque qu’une courte victoire amicale à Helsinki (1-0) avait fini d’inquiéter toute la France sur le niveau de l’équipe d’Aimé Jacquet. Si on se base sur ce précédent, pas de problème : la Finlande mène bien au Brésil. Voire aux étoiles.
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LE CHIFFRE : 7
C’est le nombre de sélections cumulées de la défense centrale composée de Mamadou Sakho (6 sélections, dont un seul match de compétition) et Mapou Yanga-Mbiwa (1, en amical). Gêné par le manque de certitude lié à la situation de Laurent Koscielny (2 minutes de jeu cette saison…), Deschamps a préféré confirmer les deux jeunes arrières qu’il avait alignés face à l’Uruguay en août (0-0). Ils sont les symboles de cette équipe renouvelée au tiers par rapport à l’Euro avec la titularisation probable de Mavuba (7 sélections) et le retour de Diaby. Le joueur le plus expérimenté de l’équipe est désormais Franck Ribéry (65 sélections).
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LES EQUIPES PROBABLES
Didier Deschamps n’a pas joué à cache-cache pour sa première veille de match officiel et quasiment livré aux médias l’équipe qui va se substituer à son 4-4-2 du mois d’août. Alignée en 4-3-3, elle sera articulée autour d’une colonne vertébrale encore sous emballage dans le secteur défensif (Sakho, Yanga-Mbiwa, Mavuba). Deux nouveautés majeures par rapport au mois d’août : Benzema évoluera seul en pointe, et non en soutien d’une pointe puisque Giroud est indisponible, tandis que le milieu enregistre deux renforts précieux avec Cabaye et Diaby. Avec Ménez à droite et Ribéry à gauche, DD aura composé une équipe à son goût dans la moitié défensive, mais très marquée par l'héritage de Laurent Blanc pour le cinq de devant. Côté finlandais, le redouté Kuqi devrait démarrer sur le banc, suppléé en pointe par Pukki, l'attaquant de Schalke 04. Les frères Eremenko, du Rubin Kazan, seront quant à eux bien là dès le coup d'envoi. En charnière centrale, Moisander, défenseur de l'Ajax, portera le brassard.

























