Olivier Giroud n'a pas encore apprivoisé le Stade de France. Remplacé sous les sifflets face à la Biélorussie (3-1), l'attaquant d'Arsenal a essuyé les quolibets du public une bonne partie de la rencontre. Lui-même a avoué après la rencontre que ce stade "est parfois un peu spécial". Mais à l'image des Bleus, il n'a pas succombé à l'ambiance pesante. "Il faut essayer de ne pas s'énerver, garder confiance et ne pas écouter le public autour de soi", a continué l'attaquant des Gunners. C'est parce que les Bleus ont su se libérer malgré une première mi-temps stérile, conclue par les huées du Stade de France, qu'ils ont finalement pris le meilleur sur de fébriles Biélorusses.
C'est en tout cas le sentiment d'une bonne partie d'entre eux, à commencer par Mamadou Sakho, qui ne cesse de prendre du grade depuis l'arrivée aux commandes de Didier Deschamps. "Quand on enchaîne, on se sent en confiance et on se lâche un peu plus", a constaté le défenseur du PSG. Son compère dans l'axe, Mapou Yanga Mbiwa, trace le même sillon : "Ça donne un peu de confiance dans le groupe. Tout le monde apporte sa pierre à l'édifice et se libère." Didier Deschamps a souligné "l'envie commune de faire des efforts et de harceler" dans un "Stade de France qui n'est pas facile non plus, mais la ligne de conduite du collectif est là."
Cette fois, avec la manière
En zone mixte, les Bleus n'ont pas fait la fine bouche. Après un succès étriqué et en trompe-l'oeil à Helsinki (0-1), cette victoire ne souffre d'aucun conteste. Parce que la bande à Ribéry y a ajouté la manière notamment en première période où ils ont étouffé leurs hôtes et enchainé les séquences séduisantes. "Il y a eu du jeu", souligne Mavuba. "On avait fait une première mi-temps de haute qualité où on aurait dû marquer." Symbole de ce renouveau dans le jeu : Franck Ribéry indigent en Finlande, intenable au Stade de France. "On a bien dominé au début", a-t-il analysé. "On a eu des actions sans marquer ce premier but. On a continué à jouer haut." La France ne s'est pas défiler et a fini par trouver la faille.
"Les qualités individuelles de la France ont fait la différence", a diagnostiqué le sélectionneur biélorusse, Georgi Kondratiev. Et Ribéry de lui répondre en écho : "Je me suis mieux senti ce soir que contre la Finlande." "Le jeu est en progrès", a poursuivi Benzema, heureux que la France ait enfin combiné le résultat "et la manière." "On est fiers de ce qu'on a fait", synthétise Christophe Jallet, inattendu buteur. "C'est une nouvelle ère débutée de la meilleure des façons." L'Espagne en est la prochaine étape. Le contexte sera à peine moins pesant.
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