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Loïc Rémy ne se voit pas en "figurant"
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Publié 18/03/2013 à 20:34 GMT+1
Après une traversée du désert, Loïc Rémy savoure son retour chez les Bleus. L'attaquant des QPR pourrait tirer son épingle du jeu dans un secteur offensif où des places sont à prendre.
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Son retour en équipe de France est presque passé inaperçu. Dans l'ombre des projecteurs braqués sur la jeunesse incarnée par Raphaël Varane et Paul Pogba, Loïc Rémy est revenu chez les Bleus dans une relative discrétion. Cela n'empêche pas l'attaquant des Queens Park Rangers de savourer la fin de sa traversée du désert. "Je m'attendais à revenir. Je suis mieux ces derniers temps. C'était un grand moment de bonheur et de plaisir de voir que j'étais dans la liste", a-t-il reconnu devant la presse à Clairefontaine.
Ces retrouvailles avec les Bleus, Rémy les attendait. Histoire de couper définitivement avec une année 2012 riche en déceptions. "Le temps m'a paru long en 2012. Surtout la fin de la saison à l'OM", a avoué l'attaquant tricolore. Après, il y a eu cette blessure à deux semaines de l'Euro qui l'a privé de son premier grand rendez-vous international avec l'équipe de France. "Manquer l'Euro sur blessure a été un moment important de ma carrière, une grosse désillusion. Les mois suivants ont été très difficiles. Mais les moments difficiles font partie de la vie du footballeur", a rappelé un joueur qui a ensuite connu une première moitié de saison quasiment blanche à l'OM. Son départ aux Queens Park Rangers lui a permis de retrouver du temps de jeu et le chemin des filets. Logiquement, la convocation en équipe de France a suivi.
"Pas venu en touriste"
Rémy a manqué les premiers mois de l'ère Deschamps. Mais il ne débarque pas dans l'inconnu pour autant. Il connaît la majorité des joueurs du groupe France pour les avoir côtoyés durant la période où Laurent Blanc était le sélectionneur tricolore. Il a aussi été sous les ordres de Deschamps à Marseille. "J'ai travaillé deux ans avec Deschamps. Je sais ce qu'il attend de ses joueurs. Cela aide, forcément", a-t-il souligné. Le buteur de QPR n'aura pas de problème pour reprendre ses repères au sein du groupe tricolore qui n'a pas forcément beaucoup changé. Lui non plus, même si la traversée de la Manche lui a fait le plus grand bien. "Je n'ai pas changé en six mois. Mais j'apprends des choses différentes en Angleterre après avoir fait tout le début de ma carrière en France. C'est bénéfique", a-t-il reconnu.
Cela lui a aussi permis de revenir en équipe de France au bon moment. D'une part parce que les échéances face à la Géorgie et l'Espagne sont capitales dans la course au Mondial. Aussi parce qu'il y a des places à prendre dans le secteur offensif de l'équipe de France où personne ne se dégage vraiment à part Franck Ribéry. Capable d'évoluer sur tout le front de l'attaque, notamment sur un côté droit où aucun joueur ne s'est vraiment imposé, Rémy est conscient qu'il a une chance à saisir. Sans pour autant se mettre une pression par rapport à ça. "Je ne revendique pas d'être le premier, deuxième, troisième ou quatrième attaquant. Je suis à la disposition du coach. Mais je ne suis pas là pour faire de la figuration, je ne suis pas venu en touriste. Je connais mes qualités. S'il y a une place à prendre, je donnerais le maximum pour y arriver", a-t-il affirmé.
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