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La surprise Williams
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Publié 27/03/2009 à 05:00 GMT+1
Nico Rosberg (Williams) a terminé en haut de la feuille des temps du premier entraînement, vendredi à Melbourne. Devant son équipier Kazuki Nakajima. Tandis que Kimi Räikkönen (Ferrari) a passé des pneus "très tendre" pour faire le 3e temps.
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Tout juste lavé par les commissaires du Grand Prix d'Australie des soupçons de diffuseur irrégulier, Williams a ravivé l'agacement des protestataires Renault, Ferrari, Red Bull et BMW, en dominant la première séance d'essais libres de la manche inaugurale du championnat du monde, vendredi à Melbourne.
En tournant en respectivement en 1:26.687 et 1:26.736, une minute avant et une minute après la fermeture de la piste, Nico Rosberg et Kazuki Nakajima se sont assurés les deux meilleurs temps d'une session plaisante, courue dans un air ambiant à 18°C et sur une piste à 26°C. Au cours des 90 minutes d'entraînement, l'Allemand s'est régulièrement montré aux avant-postes, échouant à plusieurs reprises contre la marque de référence. Voir les machines de Frank Williams à pareil fête est une surprise. Lors des préparatifs de pré-saison, les bolides de Grove avaient montré une forme correcte sans toutefois affoler le chrono.
Sur un revêtement encore "vert" comme disent les techniciens du pneu, toutes les équipes ont choisi de passer les gommes les plus dures, qualité "medium", sauf Ferrari, qui grâce au mélange "très tendre" a pu dominer la hiérarchie avec Kimi Räikkönen en 1:26.750, après une heure de piste. Rappelons aussi que, pour situer la performance de Williams, les FW31 à moteur Toyota roulent sans KERS dans l'Albert Park, alors que la Scuderia figure au nombre des écuries l'ayant installé, comme McLaren, Renault et BMW, seulement dans la machine de Nick Heidfeld pour ce dernier cas.
Bourdais en souffrance
On attendait un coup d'éclat des Brawn, aux diffuseurs également mis en cause. On a vu des BGP001 en bonne forme, mais finalement rentrées dans le rang, aux 4e et 6e positions, avec Rubens Barrichello et Jenson Button. Néanmoins, le Brésilien et le Britannique ont toujours roulé avec les meilleurs quand ils sont sortis pour un run.
Heikki Kovalainen (McLaren), 5e après ces premiers travaux, a abaissé le temps de référence à 1:27.982 à mi-séance, et fut finalement le seul avec son compatriote finlandais Kimi Räikkönen a occupé le premier rôle de façon crédible avant la charge des Williams.
Par ailleurs, on aura remarqué les difficultés des champions du monde Fernando Alonso et Lewis Hamilton, 10e et 16e, à 1.4 sec et 2.3 sec. L'Espagnol comme le Britannique n'avaient visiblement pas à leur disposition des monoplaces équilibrées, mais c'est de loin le cas du champion en titre qui inquiète le plus. Ce dernier a avoué qu'un point le contenterait bien dimanche, et son pessimisme est plutôt raccord à l'heure actuelle.
Sébastien Bourdais, qui attaque sa deuxième saison avec Toro Rosso, a comme il l'avait annoncé souffert. Un 19e temps, à 2.8 sec de Nico Rosberg, et un tableau noir : "Je bloque les quatre roues sur les freinages. Rien à faire. Je n'ai tout simplement pas de grip et je manque d'appuis", s'est-il plaint dans un feedback.
Il n'a pas refermé le classement car son ex-équipier Sebastian Vettel s'en est chargé bien malgré lui, stoppé dans son quatrième tour par une panne hydraulique.
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