Ferrari, c'est moins pire

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Après quatre premiers week-end catastrophiques sur tous les plans, Ferrari arrive en Europe avec de l'espoir. Si la Scuderia ne vise pas les premiers rôles à Montmelo, elle prie au moins pour bénéficier d'une F60 fiable, avec ses nouvelles pièces. Les premiers essais libres lui ont donné raison.

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Crédit: Eurosport

"Catastrophique", "désastreux", "à oublier" : les qualificatifs ne manquaient pas dans la bouche des Rouges pour définir le début de saison de la Scuderia. Et ce ne sont pas les trois points ramenés par Kimi Raïkkönen de Bahrein qui y ont changé quelque chose. Ferrari aborde la campagne européenne à la neuvième et avant-dernière du championnat des constructeurs, et avec une pression pharaonique. Montmelo, Montmelo, Montmelo. Felipe Massa et Kimi Raïkkönen n'ont que ce mot là à la bouche depuis le début de l'année. L'arrivée en Espagne marque l'apport de nouveaux éléments sur toutes les voitures. Et l'écurie italienne est la plus attendue au tournant.
Vendredi, lors des premiers essais libres, les deux pilotes de la Scuderia ont bouclé 110 tours à eux deux. "Nous avons eu une journée très chargée. Avec autant de nouvelles pièces sur la F60, la feuille de travail était pleine et nous avons réussi à la compléter en intégralité", a expliqué le directeur de la Scuderia Ferrari, Stefano Domenicali. A l'arrivée, les Rouges flirtent avec la 10e place du classement lors des deux séances. Pas de quoi fanfaronner, sans pour autant virer au défaitisme. "Nous avons travaillé en vue de la course" , a justifié Massa. Comprenez : beaucoup de carburant embarqué dans la voiture, à l'opposé d'un Nico Rosberg, premier sur la feuille des temps... et tombé en panne d'essence.
La F60 enfin fiable ?
"Nous avons assurément fait un pas en avant dans nos performances. L'appui aérodynamique est bien meilleur et c'est ce dont nous avions besoin", a assuré Kimi Raïkkönen, à l'issue des essais. Mais la vraie bonne nouvelle pour la Scuderia, c'est qu'il n'y en ait pas de mauvaise. Depuis le début de la saison 2009, la F60 cumule les soucis mécaniques. Pour Raïkkönen : problème hydraulique en Australie, batterie de KERS explosée en Malaisie, moteur noyé en Chine. Pour Massa : bris d'attache de suspension à Melbourne, perte de puissance et panne d'accélérateur à Shanghai, problème de KERS au départ et panne de télémétrie à Bahreïn. Une première journée sans gros pépin à Montmelo, c'est presque un exploit.
Seule petite inquiétude : Kimi Raïkkönen a rapidement débranché son KERS, un peu erratique, durant les libres 2. Même s'il dispose d'un châssis allégé de 6 kg pour compenser le poids du KERS, le Finlandais a préservé le mystère quant à son utilisation ou non lors des qualifications. "Dans l'ensemble, je suis satisfait de la tournure des événements", a-t-il simplement commenté. Stefano Domenicali résume le mieux la situation actuelle de la Scuderia : "Nous avons certainement fait des progrès, mais nous ne saurons vraiment combien, qu'en nous comparant à la concurrence". Le président Luca di Montezemolo s'est donné jusqu'au soir du Grand Prix de Monaco pour savoir s'il faut continuer de développer la F60. Le meilleur chrono de Felipe Massa, samedi en libres 3, devant Kimi Räikkönen l'a rassuré mais il faut attendre le verdict de la qualification et de la course pour avoir une bonne indication de l'avenir de la rossa.
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