On espère surtout que dix points ne lui feront pas défaut en fin de saison pour être champion, car il saura où les trouver... Trois tours auront manqué à Felipe Massa pour réaliser ce formidable tour de force de déjouer les pronostics en battant ces bêtes de course qu'étaient les McLaren de Lewis Hamilton et Heikki Kovalainen au Hungaroring. Sa chevauchée fût fantastique, parfaite, mais un grand moment qui ne dura que 67 tours... Il en restait un reliquat -si près si loin!- lorsque le Brésilien a stoppé en urgence dans la ligne droite, poursuivi par un panache de fumée sans équivoque…
"C'est arrivé absolument sans prévenir, sans la moindre indication", a déclaré le maudit Sud-Américain, qui a eu toutes les peines du monde à cacher son immense déception. Cette victoire était l'assurance de reprendre la tête du championnat du monde... Et pour cela, il avait fait les choses en grand, en réalisant ce qui restera sûrement le meilleur départ de la saison. D'une détermination incroyable, tapi derrière les McLaren, qu'il piégea en deux temps, au décollage puis au freinage du virage N.1. Le début d'un leadership de métronome sûr de son fait.
"Sport cruel"
"Je gérais car j'avais un bon avantage sur le deuxième (Kovalainen) après qu'Hamilton ait été retardé par un problème" , a-t-il commenté, en référence à la crevaison lente de la McLaren N.22, à mi-course. "Je ne prenais de toute façon aucun risque. Je suis très frustré car j'avais une super voiture et nous avons tout fait à la perfection jusqu'à quelques kilomètres de l'arrivée. Malheureusement, la course peut s'avérer être un sport cruel. Nous avons tout donné mais ce sont des choses qui arrivent. A présent, nous ne devons pas baisser les bras mais au contraire réagir rapidement. Il reste sept courses et 70 points à prendre. Il y a donc plein d'occasion pour regagner du terrain. Nos rivaux sont forts mais nous avons montré notre niveau".
Son impeccable démonstration, relevée par la qualification puis la course de labeur de son coéquipier champion du monde Kimi Räikkönen, englué pendant deux relais derrière Fernando Alonso (Renault), a été chaleureusement saluée par son équipe comme une prestation à ranger au rang des grands numéros du Cheval cabré. "Aujourd'hui, nous avons montré la vaillance de notre équipe et de nos pilotes mais il nous a manqué la totale fiabilité, ce qui est absolument vital. Felipe a peut-être fait la plus belle course de sa carrière et nous sommes très déçus de ce qui lui est arrivé à quelques kilomètres de l'arrivée", a souligné Stefano Domenicali, le directeur de la Gestion sportive. "Il a fait un départ sensationnel, en attaquant au bon moment et il gérait confortablement sa course dans les derniers kilomètres, se dirigeant vers une victoire très méritée".
"Il faut être désolé pour Felipe"
"C'est blessant de voir une voiture stopper à quelques tours de l'arrivée quand on est solidement installé en tête" , a ajouté Luca Baldisseri, en charge de la stratégie. "C'est dommage car Felipe a fait une course extraordinaire : un départ parfait, avec un rythme constamment élevé et une super gestion de la situation dans les derniers encablures. Nous avons montré que notre package était à la pointe du combat en termes de performance mais il nous manque la fiabilité nécessaire", a-t-il regretté.
Le coup terrible qui a assommé le Pauliste a aussi touché les rivaux, ému pour tout dire. Jusque dans des communiqués de presse généralement formaté à l'insipide sauce corporate. "Je suis désolé pour Felipe [Massa] et pour Ferrari", a confié Norbert Haug, vice-président de Mercedes-Benz Motorsport, qui motorisait le vainqueur d'appoint, Heikki Kovalainen. "Lewis [Hamilton] a eu sa part de malchance avec un pneu, Felipe avec le moteur", a-t-il néanmoins relativisé.
P-DG de McLaren Group, Ron Dennis avait vécu ce genre de désillusion au Grand Prix d'Espagne 2001, lorsque le vainqueur évident Mika Häikkinen avait stoppé à cinq virages du damier. "L'un des plus vieils adages du sport automobile dit ceci : 'pour finir premier, premièrement il faut finir'. C'est peut-être éculé, mais ça ne reste pas moins vrai", a rappelé le sentencieux dirigeant anglais. "Mais au-delà de ça, il faut être désolé pour Felipe [Massa], qui a fait du très bon travail" , a-t-il ajouté, dans l'un de ses très rares compliments publics envoyé à la maison d'en face.
- Plus d'infos



Ferrari S.p.A.























pour gagner il lui faut la meilleur voiture et partir en têteLe 04/08/2008 à 13:03
des retadataire quand m^m il lui a prix allez on va dire 8seconde apres ca ballade dans les presLe 04/08/2008 à 13:01
Et hop elle est rapide !!! ils l'ont booster et ça a péter c'est toutLe 04/08/2008 à 12:57
Et hop elle est rapide !!! ils l'ont booster et ça a péter c'est toutLe 04/08/2008 à 12:54