Dans votre tour d'honneur, vous avez qualifié votre voiture de "scandaleuse"...
Jenson Button : Aujourd'hui, j'ai eu ma meilleure voiture de l'année. Elle était immense. Parfois, nous avons gagné mais elle m'échappait un peu, elle ne convenait pas à mon style. Aujourd'hui, elle était immense, elle était parfaitement adaptée à mon pilotage. J'adresse à un énorme merci à tout le monde. Tout s'améliore sans cesse, et je ne sais pas si ce circuit lui convenait plus que d'autres. Il y avait l'un de mes ingénieurs sur le podium mais tous les autres méritaient de monter dessus.
Le premier tour a été un bon moment pour vous, lorsque vous avez passé Sebastian, sorti de la piste entre les virages 9 et 10...
J.B. : Oui, j'ai été content de conserver la 2e place au départ, de la partie sale. Sebastian a protégé l'intérieur, ce qui m'a surpris car allez sur la partie sale n'était selon moi pas la meilleure idée. Je suis resté derrière lui la moitié d'un tour et il est allé large. Ce fut ma chance. C'est difficile de passer là car on roule d'ordinaire avec le limiteur sur la majeur partie de la ligne droite (pour aller au virage 9). Normalement, je n'aurais pas eu d'opportunité en bout de ligne droite.
Il vous a mis la pression lors du deuxième relais car il était plus léger. Comment était la situation de votre côté ?
J.B. Ça allait. Je savais qu'il était court en essence. Nous avions deviné quel tour il allait rentrer, mais ce n'est jamais une sensation agréable d'avoir plus de carburant et de se voir rattrapé à raison de 0.8 ou 0.9 sec par tour. Il fallait simplement que je sois le plus constant possible. Je savais que je serai difficile à doubler et j'ai ralenti dans les virages pour m'aider à bien en sortir. Si tôt qu'il a stoppé, j'ai attaqué un peu plus pour descendre mes chronos. Ce fut une course excitante mais, personnellement, je trouve que la Red Bull a été aussi rapide que nous lors de courses précédentes, spécialement a Bahreïn et en Espagne. Je le pense vraiment mais aujourd'hui nous étions un cran au-dessus.
A sept ou huit tours de la fin, vous aviez à peu près 20 secondes de marge, ce qui est assez remarquable.
J.B. : Oui, est c'est la première course où la voityure a été absolument parfaite pour moi. Nous avons eu un très bon rythme sur d'autres courses mais je la trouvais difficile à piloter. Là, elle était fantastique. Considérant là où nous étions vendredi, nous avons opéré de bons changements au fil du week-end. Je pense qu'elle améliore au fur et à mesure que la gomme se dépose sur la piste.
Dans quel état était vos pneus à la fin, car votre avance est passée de 20 à 6.7 sec ?
J.B. : Je ne sais pas tellement comment ils étaient vu à quel point j'ai ralenti, pour économiser mon moteur. Nous n'avons que huit moteurs à disposition pour la saison et il faut faire attention à la façon de les solliciter. The tyres were okay. Ils ont commencé à grainer un peu mais ça ne nous a pas coûté en termes de chrono. J'ai aussi vu les autres baisser la cadence, les dix derniers n'ont donc pas dû être extrêmement passionnants mais c'était la meilleure option pour moi.
Avez-vous été surpris que Vettel passe de deux à trois pits ?
J.B. : Oui, vraiment. Surtout qu'il était 6-7 secondes derrière mois dans le premier relais. Quand nous avons vu ça, nous avons bien rempli le réservoir, et ça a très bien marché. Néanmoins, c'est une impression étrange de mener de 5 secondes et de voir un gars revenir à raison d'une seconde par tour, quelle que soit sa charge de carburant. Quand il m'a rattrapé, j'avais juste à verrouiller la trajectoire. Nous avions des rapports de boîte légèrement trop court sur ce circuit, en raison du vent, et j'étais au limiteur pendant cinq secondes dans la ligne droite opposée. A un moment, il s'est présenté à l'intérieur, de façon réglo, et j'ai pu le contenir. Je savais qu'il resterai derrière avant de rentrer au tour 31 ou 32. Ce fut alors plus facile. La voiture était géniale, à chaque tour, et je ne me suis fait aucune frayeur. J'aurais pu faire encore 200 tours.
Quand donc pensez-vous être sacré champion ?
J.B. : J'ai 26 points d'avance, ce qui est absolument inconcevable mais je ne vais pas me reposer pour autant. Je sais que cela ne sera pas facile, que je ferai une mauvaise course à un moment, et que je serai battu. Je m'y suis préparé.
C'est un bon pas en avant pour vous avant le Grand Prix de Grande Bretagne.
J.B. : Oui, je l'ai dit à mon ingénieur. Ce Grand Prix est toujours spécial mais quand les temps sont durs. Arriver avec une avance de 26 points au championnat est une sensation agréable. J'ai hâte d'y être !



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aux inquiétudes de la FOTA concernant la nouvelle règlementation si toutes les équipes déposaient une entrée sans condition et acceptaient le budget plafonné - avant de créer une nouvelle règlementation. "Le 08/06/2009 à 22:18