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Schumi prend le pouvoir
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Publié 16/06/2003 à 14:30 GMT+2
En s'imposant dimanche au Grand Prix du Canada, sa 68e victoire, Michael Schumacher (Ferrari) a pris la tête du championnat du monde. L'Allemand, passé en tête par le jeu des ravitaillements, a devancé les Williams de son frère Ralf Schumacher et Juan Pab
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Crédit: Eurosport
Voilà Michael Schumacher en tête du championnat du monde. A mi-saison, l'Allemand a retrouvé pour la première fois depuis l'an passé la position de leader de la F1 par le biais d'une sixième victoire dimanche à Montréal, la 68e de sa carrière. Un autre chiffre-record frappera bientôt l'imagination puisqu'il a accumulé 999 points depuis ses débuts, en 1991.
Résultat du Grand Prix du Canada
La décision s'est faite lors de la première des deux vagues de ravitaillements. Blotti jusqu'au 20e tour dans l'aspiration de la Williams de son frère Ralf, parti de la pole position, le quintuple champion du monde s'est retrouvé à accélérer à côté de son cadet, à la sortie des stands. "J'étais en mesure de rester très près de Ralf et je n'ai attaqué qu'aux alentours du ravitaillement", a expliqué le vainqueur. Dès lors, la Ferrari N.1 est restée en tête malgré la supériorité de la FW25 N.4 à l'entrée des virages et au freinage.
Montoya a fait défaut chez Williams
Les regrets de Williams et de Michelin sont d'autant plus vifs que Juan Pablo Montoya aurait pu changer le cours des événements. Si le Colombien, qui initialement faisait tampon dans la fratrie, n'avait effectué un tête-à-queue à la sortie de la dernière chicane, jamais Michael Schumacher ne serait passé en deuxième position et n'aurait eu l'opportunité de prendre sa chance au stand. Stoppé 10 secondes au 21e tour, Schumi a quand même fait le plus gros du travail en attaquant dans son tour supplémentaire d'autonomie car Ralf était juste avant resté 8.8 sec parmi ses mécaniciens.
Après le second pit stop, Schumi a géré son succès, Ralf Schumacher étant incapable de tenter le moindre assaut. Chaussé de quatre gommes neuves, contrairement à son équipier qui avait seulement changé ses pneus arrières pour le dernier relais, Juan Pablo Montoya est revenu comme une balle sur les deux hommes de tête, à une dizaine de tours de la fin. Pas plus que Fernando Alonso, quatrième larron dans les dernières boucles, le pilote de Bogota n'a pu esquisser une attaque.
Raikkönen fait de la résistance
Loin derrière, Rubens Barrichello (Ferrari) a pris une peu reluisante 5e place, conséquence d'un freinage raté derrière Jarno Trulli (Renault). Le Brésilien a réussi à la préserver de la convoitise de Kimi Räikkönen, qui pour trois points a perdu les commandes du championnat du monde au profit de Michael Schumacher (51 points contre 54). Le Finlandais a du mérite. Sanctionné d'un départ des stands puisqu'il avait cassé sa McLaren en qualification, il a en plus déchappé. Il n'a cependant pas été trop pénalisé puisque cet incident est survenu dans la fenêtre de son unique ravitaillement.
Mark Webber (Jaguar) 7e, Olivier Panis (Toyota) a marqué le dernier point en jeu. La malchance a pour une fois changé de camp car c'est son équipier Cristiano da Matta détenait le précieux point à six tours du but. Avec quatre unités au compteur, Toyota est loin de son objectif 2003 de faire peur à Renault pour la quatrième place.
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