Red Bull pris au piège

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Une faute de Vettel et une mauvaise appréciation du chrono de Webber ont conduit Red Bull à sa plus mauvaise qualif 2012, samedi à Montmelo.

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Crédit: Eurosport

La cinquième séance de qualification de la saison promettait des surprises. Elle n'a pas déçu. Les "dur" n'offraient aucune sécurité en Q1, les équipes ont donc chaussé des "tendre", qui ont ensuite fait défaut en Q3. Sans filet, certains se sont pris les pieds dans le tapis. Chez McLaren, Jenson Button s'est fait éjecter dès la Q2, incapable d'équilibrer sa machine. Mais la pole de Lewis Hamilton a rattrapé le coup. En revanche, Red Bull a connu un double échec, suite à des erreurs de natures différentes.
"On m'a demandé de ne pas retourner en piste"
Sebastian Vettel s'est condamné en Q2 à partir en huitième position. Il a expliqué pourquoi. "A partir de la Q1, nous avions de décidé de rouler en 'tendre'. Le premier run en Q2 ne fut pas assez bon, et il a fallu faire un autre. De là, il fut clair que si nous passions en Q3, nous n'aurions plus de 'tendre' restant", a narré le double champion du monde en titre. "J'ai fait le maximum, j'ai sauvé des sets. Nous n'avions pas le rythme pour faire un top 5. Les pneus seront importants dimanche", s'est-il limité à rappeler.
De son côté, Mark Webber n'a pas passé le cut en Q2 et s'est contenté du douzième rang. Il a minimisé ses petits soucis de santé actuels. "Malade, moi ? Oh, ça va. Je le suis surtout après cette qualif. On a adopté une mauvaise stratégie", a-t-il répondu sur le vif, au micro de TF1. Plus tard, il a pointé du doigt son équipe. "Je suis assez surpris ; les gars ont fait du bon boulot sur la voiture et nous avons attaqué tout le week-end", a-t-il raconté. "Nous étions rapides, mais la piste est devenue plus rapide et nous avons été pris de court. Mon premier tour en Q2 n'était pas assez bon. J'étais P2 après le premier tour et nous avons pensé que nous avons fait ce qu'il fallait, mais non au bout du compte. Nous n'avons pas utilisé deux sets en Q2, ce qui ne s'est pas avéré la bonne chose à faire. On m'a demandé de ne pas retourner en piste, mais la façon dont la piste à évolué nous a tous surpris. Nous n'étions pas assez rapides dans la première partie de la Q2 et j'étais content de mon pilotage. Parfois, ça arrive."
"C'est devenu un jeu tactique"
"Ce fut une séance difficile, évidemment tout le monde a fini par utiliser les 'tendre' en Q1", a relaté le directeur de RBR, Christian Horner : "En Q2, nous avons pensé avoir fait ce qu'il fallait avec Mark, nous savions que ça allait être serré mais nous avons cru que son chrono suffirait. Nous avions l'intention de passer un set de 'tendre' en Q3 mais ça n'a pas marché et nous avons raté le coche."
Le manager anglais a ensuite donné des détails sur la gestion de l'heure de qualif de son numéro un mondial. "Nous savions que nous devions faire repartir Seb (en Q2) et c'est juste passé pour la Q3. Mais il avait utilisé tous ses sets de 'tendre'. A ce moment là, c'est devenu un jeu tactique. Mercedes était dans la même position que nous avec ses pneus, et c'était la seule équipe que nous pouvions potentiellement battre. Nous avons fait un tour de reconnaissance pour être sûrs d'être les seuls à faire ça, avant d'attaquer un tour. Mais Seb était derrière Rosberg - le seul autre en pneus rodés - nous avons donc avorté le tour et il partira P8. Nous avons quatre sets neufs pour Mark, trois pour Sebastian, ce qui peut être extrêmement utile en course."
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