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Alonso pas optimiste
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Publié 12/04/2012 à 15:22 GMT+2
Fernando Alonso (Ferrari) avoue qu'il ne gardera sa place de n°1 mondial en Chine qu'avec un coup de pouce de la météo. Car pour le reste, "rien n'a changé".
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Mardi, Pat Fry avait estimé la Ferrari F2012 à 0.8 seconde de la meilleure voiture (ndlr : la McLaren) en rythme de qualification. Le directeur technique des Rouges avait en même temps rappelé son étonnement de voir Fernando Alonso mener le championnat du monde, après une 5e place en Australie et une victoire en Malaisie. Un exploit du au seul talent de l'Espagnol. "La voiture est assez difficile à piloter et Fernando est parvenu a en tirer la quintessence, alors que pour Felipe [Massa], nous avons lutté pour trouver l'équilibre qui le rend heureux", avait ajouté le très politiquement correct Britannique.
Jeudi, le double champion du monde a prévenu qu'il ne fallait pas attendre de miracle, avant de disserter sur la notion de chance. "Rien n'a changé. Je pense que nous allons encore vivre un week-end éprouvant", a-t-il lancé. "Je ne m'attends pas à de grosses surprises comme nous l'avons dit, l'équipe et moi-même, toute la semaine. La voiture reçoit de petites améliorations, rien de majeur pour la course, et je pense qu'il en est plus ou moins de même pour les autres teams. Je m'attends donc à ce que nous maintenions plus ou moins nos positions, ce qui signifie un week-end difficile : galérer pour entrer en Q3, je suppose, et pour marquer le plus de points possible comme lors des deux premières courses, en usant d'une bonne stratégie, d'une bonne gestion des pneus et d'un peu de chance. C'est toujours un facteur que nous avons paru oublier. En Australie, nous avons produit un gros effort, avec une bonne stratégie, de bons pit stops, etc, mais nous avons aussi eu de la chance de finir 5e, de même que gagner en Malaisie", a-t-il narré.
"La chance est un gros facteur"
Mais la chance, ça se provoque et ça se mérite. Et ça passe manifestement par de la prudence, de la clairvoyance. Bref, une vision de la course. "En partant du premier virage, nous avons évité tout accident. Ça paraît normal mais chaque virage est un risque", a-t-il rappelé. "Nous avons vu Grosjean et Schumacher s'accrocher au virage 4 en Malaisie, et nous avons été très proches d'être impliqués. Une course ou un Grand Prix n'est pas seulement une question de vitesse, de stratégie ou d'habileté en pilotage. C'est un ensemble de choses et la chance est un gros facteur. J'espère que la chance sera encore avec nous ce week-end", a-t-il conclu.
Appelle-t-il donc la pluie de ses voeux ? "Oui, je pense", a-t-il rétorqué, du tac au tac, lors de la conférence de presse FIA. Pour autant, elle reste selon lui une arme à double tranchant : "Ça peut s'avérer un très bon week-end pour nous comme un très mauvais car c'est une sorte de pari. Tout peut arriver : on peut avoir les bons pneus au bon moment ou avoir tout faux au pire instant. Comme je l'ai dit, par temps sec nous connaissons nos possibilités, nos limites, à savoir un manque de vitesse. La pluie peut nous coûter deux points ou nous en rapporter bien plus."
Pour finir, il a été invité à donner son sentiment sur le laborieux début de championnat de Red Bull, avant de vite en revenir à ce qui le concerne. Surpris ? "Non. La F1 est un monde complexe et développer une voiture n'est pas le truc le plus facile du monde pour nous", a-t-il avoué. "Quand on commence à travailler sur la voiture, on travaille aux améliorations et on sait qu'il n'y a pas de bouton magique sur lequel appuyer ou une partie magique de la piste qu'on peut changer pour rendre la voiture immédiatement compétitive. Nous travaillons et je ne peux pas dire que pour Barcelone nous aurons de grosses améliorations car nous n'en savons rien".
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