"Pas peur de Michael"

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En pole pour la première fois, Nico Rosberg (Mercedes) a prévenu ne se laissera pas impressionner par son expérimenté coéquipier Michael Schumacher au départ.

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Crédit: Eurosport

Qu'est-ce que ça fait de signer sa première pole position en Formule 1 ?
Nico Rosberg : C'est un résultat fantastique et un sentiment très spécial. Je suis très fier, et heureux pour toute l'équipe, ça montre qu'on avance dans la bonne direction, même si on ne peut pas faire des grosses avancées en l'espace de quinze jours, ça prend plus de temps. Je suis content de voir que Lewis (Hamilton) est heureux pour moi. En 2000, on se disait qu'un jour on ferait peut-être 1 et 2 dans une course de F1, et on y arrive aujourd'hui, aux essais, donc c'est bien (ndlr : Lewis Hamilton va être reculé de cinq places sur la grille pour changement de boîte de vitesses). Maintenant, j'ai hâte d'être au départ de la course. Je n'ai pas encore parlé avec mon père (ndlr: Keke Rosberg, champion du monde en 1982).
Comment s'est déroulée cette séance de qualification ?
N. R. : Je me sentais très bien et on avait décidé de garder un train de pneus, parce que c'est à la fin de la course qu'on marque des points. La température était en train de baisser, les pneus arrière fonctionnaient de mieux en mieux, on avait fait quelques petits changements de réglages et j'ai juste fait un tour parfait. Après, on pensait que ça suffirait pour être dans les premières lignes de la grille, mais tout le monde était dehors pour essayer d'améliorer mon temps et j'avais très envie de ressortir, car je ne pensais pas que je finirais avec une telle avance, et c'était un peu étrange de rester dans la voiture, pendant que tout le monde s'agitait autour de moi dans le stand. J'aime beaucoup ce circuit, j'y ai mené la course en 2010 et 2011 et j'espère pouvoir le refaire dimanche.
Comment envisagez-vous la course ?
N. R. : C'est la première fois que je partirai de la première ligne cette saison (et depuis la Malaisie en 2010). Je vais partir comme un missile et je n'ai pas peur du départ que prendra Michael [Schumacher]. Aujourd'hui, on avait la voiture la plus rapide, on a fait un gros écart, et c'était fantastique, mais nous n'en sommes pas encore là en course. Les essais libres de vendredi n'étaient pas assez bons pour nous, et pas assez longs pour qu'on apprenne assez de choses. On comprend de mieux en mieux la voiture, mais il y a encore de la marge et je ne sais pas si ça suffira demain. Il va falloir travailler dur ce soir, notamment sur l'électronique, pour trouver des petits détails en prévision de demain. Ca va dépendre aussi des conditions météo, qui risquent d'être changeantes, et s'il fait plus froid ça pourrait nous avantager.
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