"Le départ déterminant"

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Sebastian Vettel (Red Bull) a surgi de la 3e place sur la grille pour virer en tête au premier virage, dimanche à Sepang. "J'ai été patient et j'ai vraiment essayé de contrôler le patinage et je n'ai pas demandé trop à mon accélérateur trop tôt", a expliqué le vainqueur, qui a ensuite contrôlé.

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Vous avez gagné en prenant un excellent départ. Ensuite, votre course a semblé confortable...
Sebastian Vettel : Ce ne fut pas une course confortable. J'ai de suite réalisé que je débordais Nico [Rosberg] et que je mettais Mark [Webber] derrière moi car j'ai gagné, gagné du terrain dans cette longue ligne droite avant le premier virage. J'avais clairement un avantage et j'ai pris ma chance dans le virage 1 où il était assez long sur le freinage. J'y suis parvenu. Mark était mieux en ressortant du virage 2 mais c'est très glissant, nous avons alors poussé tous les deux mais il fallait évidemment garder le respect que nous avons l'un envers l'autre. S'il avait été dans ma position, je suis sûr qu'il aurait fait la même chose que moi. Après ça, il s'agissait de prendre nos distances avec nos rivaux, Mark étant plus ou moins sur le même rythme que moi. Je pense qu'il était un peu plus rapide que moi en début de course, alors que j'essayais de préserver mes pneus. Ça a marché. Avant de m'arrêter au stand, j'ai donc pu m'échapper un peu. Le second relais a été très long car il fait très chaud ici. Je n'ai pas arrêté de transpirer. Heureusement, je n'ai pas manqué de boisson dans la voiture. Il ne fallait pas que ça soit trop extrême au début mais il faisait quand même très chaud ; c'était très physique. A un moment, j'ai espéré la pluie pour que ça se refroidisse un peu. Quelle journée, donc ! Hier déjà, la qualification s'était déroulée dans des conditions extrêmes. Là, aujourd'hui, c'est heureusement resté sec et nous avions une voiture magnifique. La clé, encore une fois, était de se discipliner, de prendre soin des pneus. C'est un très bon résultat pour nous, spécialement pour moi. Après deux résultats insatisfaisants, c'est important de revenir comme ça. Merci à toute l'équipe. En ce moment, c'est crucial de ne pas paniquer, de rester décontractés. La saison va être longue.
A quel point êtes-vous soulagé après ce qui est arrivé lors des deux dernières courses ?
S.V. : Excusez-moi. Je suis un peu pompette après tout ce champagne, je pense que j'en ai bu un peu trop... Je suis ravi. C'est un grand jour pour nous et Red Bull. Nous n'avions pas obtenu ce que nous voulions lors des deux premières courses ; tout sauf un grand résultat. Le départ a été crucial. Il a été bon. J'étais un peu inquiet de partir sur la partie sale mais j'ai été patient et j'ai vraiment essayé de contrôler le patinage et je n'ai pas demandé trop à mon accélérateur trop tôt. Ce fut déterminant pour passer Nico et ensuite rivaliser en direction du virage N.1.
Mark est revenu sur vous dans le second relais. Etait-ce du au trafic ?
S.V. : Quand vous mener avec deux secondes d'avance, vous ne tentez pas de choses stupides dans le trafic. Pour les gars qui sont dans les voitures les plus lentes, c'est assez difficile car trois virages avant, ils n'ont rien dans les rétroviseurs et d'un coup, ils se retrouvent avec quelqu'un derrière et c'est un peu une aventure pour essayer de les passer. Mais ils ont fait du bon boulot. Parfois, on perd un peu car ça dépend de l'endroit où on passé.
Il ne vous a fallu qu'une seule course pour refaire votre retard sur Massa et Alonso. Cela vous surprend-il ?
S.V. : Nous n'avons pas fait des courses géniales lors des deux premiers Grands Prix mais c'est la vie. Les voitures de course sont construites à la limite, pour aller le plus vite possible, et parfois quelque chose casse. Après, si ça arrive le vendredi, tout le monde s'en fiche. Mais si c'est le dimanche, tout le monde le relève et met en cause notre mauvaise fiabilité. Mais nous sommes une équipe, nous nous serrons les coudes dans les bons comme les mauvais moments. Nous gagnons et perdons ensemble. Ce n'est pas comme au football où l'on change l'entraîneur après deux défaites.
L'an dernier, vous aviez aussi gagné la troisième course. Etes-vous sur le même tableau de marche ?
S.V. : Je ne me souviens pas de ce que j'avais fait aux quatrième et cinquième courses, mais l'an dernier c'était l'an dernier et cette année c'est cette année. Il ne faut pas vivre dans le passé ou dans l'avenir. Le mieux est de vivre au présent, vivre l'instant. J'espère que nous aurons le même résultat en Chine (GP le 18 avril). Chaque course est un nouveau challenge. Lors de la première course, nous étions rapides. Ferrari était très rapide à Melbourne et d'un coup nous étions de retour. Là, Mercedes était très fort. Nous avons probablement un petit avantage mais nous devons travailler dur pour maintenir nos performances.
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