Maldonado crédite Williams

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Pastor Maldonado, vainqueur à Montmelo, explique le retour en forme de Williams par la refonte du bureau technique en 2011. Qui lui-même salue les progrès de son pilote.

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Dans la dernière livraison d'Autosport, Pastor Maldonado attribue le retour en grâce de Williams à la réorganisation du top management technique, qui de son côté salue la plus grande maturité de son pilote. Deux hommes essentiellement, le directeur technique Mike Coughlan et l'ingénieur en chef Mark Gillan, ont donné courant 2011 une impulsion nouvelle à l'équipe de Grove, qui n'avait plus gagné depuis 2004. Selon deux axes : en dessinant une FW34 optimisée autour du moteur Renault, et en appliquant de nouvelles méthodes d'exploitation en piste. Le futur retraité Patrick Head, 66 ans, co-fondateur de l'écurie avec son complice de toujours, Frank Williams, leur avait donné les clés du Bureau technique, et chargé de remplacer le tandem Sam Michael-Jon Tomlinson. Cette dernière grande décision aura été couronnée de succès.
Ce jeudi, l'hebdomadaire rappelle les compliments dominicaux du vainqueur du Grand Prix d'Espagne : "Nous avons fait un grand pas en avant car nous avons changé pas mal de choses à l'usine. Une partie de ça en revient à l'approche complètement différente que nous avons lorsque nous arrivons sur un circuit. Nous avons remis beaucoup de choses en perspective pour vraiment avancer, c'est donc difficile que c'est une seule chose. Nous avons tout changé et je suis vraiment heureux d'en faire partie".
Williams a arrêté de tester tout et n'importe quoi
En fait, Mike Coughlan et Mark Gillan forment un duo parfaitement complémentaire en se partageant le travail réalisé auparavant par Sam Michael : les choix de design fondamentaux pour le premier à l'usine, l'exploitation pour le second sur les circuits. Auxquels il faut ajouter les contributions au département aéro du revenant Jason Somerville et de la recrue Dominic Harlow, bras droit de Mark Gillan, qui a abandonné une équipe Force India moins en vue cette saison.
"Nous sommes devenus très rigoureux, nous ne mettons sur la voiture que des pièces que nous comprenons et qui fonctionnent après avoir tout testé ; et nous en recueillons les dividendes", souffle par exemple Gillan. L'an dernier, le vendredi était le moment de toutes les expérimentations : Williams se livrait à une course effrénée pour tester le plus de pièces possibles. Sans pouvoir toutes les valider ni même parfois cerner l'apport d'une seule… Mike Coughlan et Mark Gillan ont donc remis de l'ordre dans tout ça, tout en ayant le mérite de faire bien avec un budget limité. Après avoir été habitués à travailler en full budget tous les deux chez McLaren, ainsi que Toyota pour le second.Et Mark Gillan de demeurer intarissable sur les qualités de son mentor, dont il juge l'impact "très grand". "Ce que vous attendez d'un directeur technique, c'est qu'il sache ce que fait son équipe, la direction dans laquelle aller et prendre des décisions lisibles, fixer des échéances précises et des objectifs en termes d'amélioration", dit-il. Mike Coughlan a donc tout cela.
"Il s'est transformé en tant que pilote"
Et puis, Mark Gillan n'oublie pas la contribution du V8 Renault, qui a avantageusement remplacé le V8 Cosworth, de loin le propulseur le plus faible du plateau. "Le moteur Renault est indéniablement une grande part de cette amélioration", note le Britannique. De son côté, son compatriote Rob White reconnaît que Viry-Châtillon a eu le nez creux en reconstituant le fameux tandem des années 1989-97. "L'accord a été passé exactement au bon moment", avoue le directeur de Renault F1 Sport, à Autosport.
Enfin, si le pilote originaire de Maracay n'avait marqué qu'un point en 2011, se montrant souvent brouillon voire fautif au volant d'une laborieuse FW33, il a haussé son niveau de pilotage cette année. Le départ de Rubens Barrichello l'a notamment libéré. "Il s'est transformé en tant que pilote. Il est devenu très fort", expose encore Gillan au journal britannique. "Il a une bonne compréhension de la gestion des pneus et on peut le voir avant même de lui dire à la radio. Il a sûrement tiré la quintessence de la voiture. Il n'a fait aucune erreur". A l'arrivée, dimanche, le Sud-Américain avait relevé l'énorme travail d'analyse effectué depuis l'apparition de la FW34. Dans des conditions de sévère dégradation des pneus, il l'a traduit par un pilotage moins agressif qui a neutralisé Fernando Alonso et Ferrari.
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