1'50"566 en "tendre", 1'48"340 en "super tendre" : Sebastian Vettel aura dominé les deux premiers entraînements de la 14e des 20 manches du Mondial, vendredi à Singapour. Dans les rues de cité-état réputée pour sa propreté clinique, le double champion du monde s'est d'ores et déjà positionné comme un sérieux prétendant à la victoire.
Comme à Valence, circuit urbain espagnol aux caractéristiques comparables, l'as de Red Bull paraît avoir une longueur d'avance sur la concurrence, McLaren en l'occurrence, puisqu'il a battu Lewis Hamilton de 0"049 dans l'après-midi, à la nuit tombante, et Jenson Button sous les indispensables projecteurs en début de soirée, de précisément 0"311. "C'est un circuit éprouvant pour les pilotes et les voitures", a-t-il commenté, en allusion aux 23 virages. "Dans l'ensemble, nous pouvons être contents, mais n'en concluons rien : ce n'était que le vendredi et des pilotes ont été bloqués dans le trafic, etc. Le plus important est que la voiture semble bien fonctionner avec les deux types de pneus ("tendre" et "super tendre")."
"Les bordures ont été changées cette année, ce qui est une amélioration", a ajouté l'Allemand, qui arbore ce week-end un casque constellés de diodes du plus bel effet en son sommet.
Quatrième lors du premier entraînement, Fernando Alonso (Ferrari) a gagné une position et 0"4 lors de la seconde session. L'Espagnol, numéro un mondial, s'est rapproché de 0"959 à 0"556. Surtout, on a encore constaté son soin extrême apporté aux détails dans cette dernière ligne droite du championnat : le coup d'œil jamais loin des rétroviseurs pour éviter un malentendu ou une gêne, il a pilé juste à temps quand une HRT a fermé la trajectoire après lui avoir promise. Sans marge de performance, contrairement à ses rivaux de Red Bull et McLaren, il a fait preuve d'une grande maitrise dans la gestion des affaires de la piste.
Lors de cette séance d'une heure et demie achevée à 23h00 locales, les incidents ont été un peu plus nombreux que pendant la précédente. Le plus important a le double contact avec un rail fatal à la Williams de Bruno Senna, qui a du abandonner sur le champ son bolide, suspensions gauches pliées, à la 34e minute. L'incident a motivé un drapeau rouge pendant neuf minutes. Fébrile, le Brésilien avait connu une première alerte en faisant du rodéo sur les bordures du pif-paf du virage N.10.
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AFP

























