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Kovalainen, Kobayashi and co : déjà oubliés ?
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Publié 09/03/2013 à 18:01 GMT+1
Pas au moins de huit pilotes ayant couru en 2012 sont passés au rôle de spectateurs des gp. Combien en reverra-t-on ?
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Heikki Kovalainen
L’un des plus déçus de tous. C’est vrai, le Finlandais de 31 ans n’y a pas trouvé son compte en 2012 dans une écurie qui se mentait encore et toujours. La course à la Q2 puis au point dominical n’était pas si utopique que cela mais elle avait quelque chose dérisoire. C’est à travers ce constat fatigué que le nouveau directeur, le Français Cyril Abiteboul, a justifié – sans convaincre – le fait de se passer de son expérience de vainqueur de gp pour promouvoir deux jeunes. L’ex-pilote de Renault et McLaren a surclassé Vitaly Petrov en qualif (14-6) mais ça n’a pas suffi à le sauver. Refusant de payer pour courir, il a pensé que Sauber ou Lotus pouvait être un point de chute. Il réagit de la même façon que Kimi Räikkönen après son éviction de Ferrari, fin 2009 : il pense au WRC comme dérivatif.
Bruno Senna
Démoli par Pastor Maldonado en qualification chez Williams (16-3), le Brésilien a fini de se discréditer aux yeux de tout le paddock dans un assaut délirant contre le candidat au titre mondial, Sebastian Vettel (Red Bull), dans le premier tour du dernier gp 2012, chez lui à Sao Paulo. Avec 16 points contre 31 à son coéquipier, il n’a pas non plus fait illusion en course. Poussé par Bernie Ecclestone chez HRT en 2010, promu chez Renault en 2011, il a fini de faire le tour de la question chez Williams. A 29 ans, il est sagement retourné à l’Endurance, en GT avec Aston Martin.
Kamui Kobayashi
Le feu-follet nippon a fini de lasser Sauber par ses frasques. Comme son compatriote Takuma Sato, il a gâché son étonnante pointe de vitesse par une certaine immaturée. Sa première erreur est d’avoir considéré que le départ de Sergio Pérez chez McLaren lui assurerait un baquet. Il fut rapidement pris par Nico Hülkenberg (Force India). Sa seconde a été de croire que Sauber ne serait pas obligée de titulariser Esteban Gutiérrez. Il est rare qu’un seul résultat dans une saison, même superbe comme le fut son podium à Suzuka – suffise à assurer un avenir. Il a lancé trop tard une souscription auprès de ses supporters pour s’acheter un baquet et a décidé de ne pas courir pour courir. La surprise fut quand même de voir Force India le recaler. Curieusement, Toyota, qui l’a amené en F1, ne lui a rien proposé non plus pour les 24 Heure du Mans. La piste du GT est la plus chaude. A 26 ans, il est sûrement celui qui a le plus de chance de revenir dans le paddock.
Vitaly Petrov
Le Russe arrivé avec le sticker Lada en 2010 chez Renault a fait une belle première saison et a progressé dans la première moitié de 2011 avant de s’écrouler. Jusqu’à se faire manger par Heikki Kovalainen chez Caterham (16-4 en qualif). Il y a un an, il avait hacké le volant de Jarno Trulli. Son management n’a pu reproduire le même tour de force chez Marussia, ce qui en dit long sur ses limites. A 28 ans, son dernier espoir est la nécessité que trouvera peut-être son président et premier supporter, Vladimir Poutine, d’avoir un pilote du cru au départ du GP de Russie en 2014. Ça tombe bien, il y travaille.
Jérôme d’Ambrosio
Bruno Senna avait fait un coup d’éclat à Spa-Francorchamps courant 2011 en remplaçant au pied levé Nick Heidfeld, débarqué par Renault. Il s’était qualifié 7e, trois rangs devant Vitaly Petrov. Jérôme d’Ambrosio n’a malheureusement pas connu la même réussite en se glissant pendant trois jours dans la Lotus E20 de Romain Grosjean, à Monza. Cette seule occasion de se faire remarquer passée, il a même perdu son poste de réserviste pour un plus obscur travail de préposé au simulateur.
Timo Glock
Le trentenaire allemand avait le tort d’être payé dans une écurie sous perfusion financière. Son salaire de 4 millions d’euros était de trop et y renoncer n’aurait pas suffi. Marussia avait un cruel besoin d’argent que Max Chilton et Luiz Razia – puis finalement Jules Bianchi – sont venus combler. En DTM, il a retrouvé BMW, marque pour laquelle il a été essayeur en F1.
Pedro de la Rosa
Après la misérable expérience HRT, le vétéran espagnol (42 ans) a retrouvé son pote Fernando Alonso chez Ferrari. Tout content d’être attaché dans le baquet du simulateur à Maranello.
Narain Karthikeyan
Son éviction doit ravir Sebastian Vettel. L’Indien, qui restera célèbre pour s’être fait traiter de concombre par l’Allemand, a fait son petit bonhomme de chemin grâce aux subsides de Tata, le géant de l’automobile en Inde. Marussia était sa seule chance de s’offrir encore un peu d’adrénaline. A 36 ans, il envisage (enfin) autre chose.
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