L'Etat ne paiera pas

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Le ministère des Sports a indiqué qu'il encourageait le retour d'un GP en France, précisant que l'Etat ne participerait pas au financement.

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Un Grand Prix en France, oui. Une financement public, non. La ministre des Sports, Valérie Fourneyron, a demandé à la Fédération Française du sport automobile de "mener le dossier" d'un retour éventuel du Grand Prix de France au calendrier du Championnat du monde de Formule 1. Avant de préciser que l'Etat ne participerait pas à son financement.
Deux candidatures sont en concurrence pour 2013, préparées depuis plusieurs mois autour du circuit Paul Ricard au Castellet (Var) et de celui de Magny-Cours (Nièvre) où le dernier GP de France de F1 avait eu lieu en 2008. Dès son entrée en fonction, la ministre Valérie Fourneyron "a tenu à rencontrer l'ensemble des acteurs concernés, en présence de Nicolas Deschaux, le président de la FFSA", rappelle le ministère des Sports pour qui "chacun a ainsi eu l'opportunité de présenter son dossier, en particulier les éléments financiers qui le composent". "L'analyse objective des informations présentées a confirmé que les deux sites possédaient les qualités requises pour accueillir un Grand Prix. Il est cependant apparu nécessaire d'approfondir les deux projets en lice", poursuit le texte, "principalement au regard de fortes incertitudes liées à des points essentiels du montage juridique et financier".
Le ministère regrette notamment l'absence d'accord avec la société Formula One Management (ndlr: la FOM, dirigée par Bernie Ecclestone) sur le montant du droit de plateau, la possibilité non-confirmée d'une alternance annuelle dans le calendrier du championnat du monde avec un autre Grand Prix en Europe, le manque d'informations sur les coûts des aménagements supplémentaires exigés pour l'inscription au calendrier du championnat du monde et les conditions de négociation des partenariats privés. Selon le ministère, la FFSA est "le seul organisme compétent pour programmer une compétition internationale de Formule 1 sur le territoire" français. Dans un courrier adressé ce jour au président de la FFSA, Mme Fourneyron invite donc la FFSA "à examiner, avec les porteurs de projets, les conditions techniques, financières et juridiques dans lesquelles un Grand Prix de France pourrait être organisé sur l'un ou l'autre circuit".
Mme Fourneyron a aussi tenu à rappeler, dans son communiqué, "les exigences de maîtrise des finances publiques fixées par le Président de la République et le Premier ministre" et indique que "l'Etat ne pourrait en aucun cas contribuer financièrement à l'organisation" du Grand Prix de France de F1. Enfin, la ministre réaffirme "dans un souci de responsabilité, sa détermination à veiller à ce que l'ensemble des conditions économiques, juridiques et financières soient réunies pour assurer la pérennité de cette manifestation en France, dans des conditions optimales pour l'événement lui-même comme pour les collectivités concernées".
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