Cela ressemblait à un rendez-vous de la dernière chance. Et il ne s'est pas bien conclu pour Nicolas Deschaux, président de la Fédération française du Sport automobile (FFSA). La ministre des Sports, Valérie Fourneyron, a "relevé" mardi soir, dans un communiqué, les "insuffisances" des dossiers de candidature des circuits Paul Ricard et de Magny-Cours pour le retour d'un Grand Prix de France au calendrier du Championnat du monde de Formule 1. Certes, les deux projets sont réalisables "techniquement". Mais tous deux "reposent sur des recours potentiels à une aide d'Etat". "Les montages juridiques et financiers ne sont pas acceptables en l'état", poursuit le ministère, invoquant "le souci de préserver les finances publiques d'un risque inconsidéré".
Le ministère laisse entre les mains de la FFSA, dépositaire de la marque "Grand Prix de France de Formule 1, les prérogatives liées à l'organisation d'un Grand Prix. La fédération est encouragée à "poursuivre ses travaux propres à garantir un retour pérenne d'un Grand Prix de Formule 1 en France". Pour 2013, ce sera difficile. Absent du calendrier provisoire de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), l'épreuve pouvait toujours espérer trouver une place. Mais le calendrier définitif de la saison sera validé le 28 septembre lors du prochain Conseil mondial, un délai insuffisant pour se retourner. "J'interpellerai dans les jours à venir les porteurs des deux projets, afin d'envisager avec ces derniers les conditions de poursuite de leurs candidatures", explique Nicolas Deschaux, qui "regrette" la position du gouvernement.
Si les projets ont reçu l'opposition du ministère des Sports, le président de la FFSA "salue le sérieux du travail accompli par les deux candidats, ainsi que le volontarisme, notamment financier, des collectivités territoriales respectivement impliquées". Le projet de Magny-Cours faisait appel à une subvention annuelle de l'Etat, à hauteur de deux millions d'euros, et appelait la garantie de ce dernier pour couvrir le risque financier lié à l'exploitation. La structure juridique envisagée pour établir un Grand Prix au Castellet rendait l'Etat solidaire en cas de déficit à travers un Groupement d'intérêt public, avec participation du département du Var. Deux solutions rejetées poliment mais fermement.



Eurosport
























