Kimi Räikkönen ne sait plus où il en est. Après le fiasco météo-stratégico-pneumatique de Silverstone, le Finlandais se rendait à Hockenheim pour se refaire. Un défi en soi, déjà, car il n'y avait jamais gagné... Il en est reparti désabusé, avec les trois misérables points d'une sixième place et des tonnes de questions sur cette Ferrari 2008 qui ne tenait pas le parquet dans les virages serrés. Le problème est que le tracé allemand en était rempli, dans ses deuxième et troisième secteurs…
"J'ai quitté l'Allemagne avec le même sentiment que beaucoup de fois par le passé : c'était fini et c'était le meilleur moment du week-end !", déplore le champion du monde en titre. "Ce fût certainement le week-end le plus difficile de l'année : un vendredi horrible, un samedi encore plus compliqué et un très mauvais dimanche. Lors des tests sur cette piste, le semaine précédente, la voiture s'était plutôt bien comportée, au moins avait-ce été mon sentiment. En course, il m'a semblé que nous étions à un endroit différent. Nous ne sommes jamais parvenus à trouver le bon set up et la voiture n'avait absolument aucune stabilité. Il faut un bon grip pour faire de bons chronos à Hockenheim, mais l'arrière m'échappait partout pendant la course. Nous avions eu des problèmes en début de saison car je ne pouvais régler la voiture comme je voulais, mais jamais nous n'avons rencontré de tels problèmes comme à Hockenheim. Quand vous manquez d'adhérence à l'arrière, vous n'allez pas assez vite pour lutter pour les premières places. Sur la fin, pendant deux tours, la la situation a semblé s'améliorer un peu, mais ça n'a jamais été ce que j'aurais voulu".
Cette saison, c'est un fait : la F2008 lui cause des soucis dans l'exploitation des pneumatiques sur un tour mais les choses s'arrange sur la longeur d'un relais. "Habituellement, nous avons nos plus gros problèmes en qualification, mais nous n'étions jamais à court de rythme en course : cette fois c'était le cas" , constate le Nordique, parti deux fois devant la meute, à Montmelo et à Magny-Cours. "Les températures étaient légèrement plus élevées dimanche que les jours précédents, mais ça n'a pas aidé. Ce fût même plutôt l'inverse. Nous avons eu des soucis surtout en début de course : j'ai piloté avec régularité mais j'étais trop lent. Au premier pit stop, nous avons changé (les 'dur') pour le mélange de gomme le plus tendre ('medium') et la situation s'est légèrement améliorée. Puis la safety car est intervenue, ce qui ne m'a pas du tout rendu service en fait ! Nous avons perdu du temps pendant le double pit stop (il a attendu derrière Massa) et j'ai perdu des positions dans le peloton. Je suis parvenu à doubler des voitures et au moins ai-je récolté des points à l'issue de ce week-end vraiment difficile".
"Il est évident que la situation a changé : je suis à sept points du leader du championnat (ndlr : Hamilton), comme après le GP du Canadian. Il faut vérifier, analyser le moindre détail de notre préparation pour Hockenheim et trouver pourquoi nous étions si lents, car quelque chose n'a pas été fonctionné de façon appropriée. Je vais rouler à Jerez de la Frontera, où je testerai des slicks pour 2009 parmi d'autres choses", note Iceman. Il aurait effectivement aimé que Ferrari travaille sur ses problèmes actuels mais les futurs pneus lisses sont un thème incontournable en Andalousie.



Imago























PS: pour supporter Ricco faut être vraiment très très C....Le 23/07/2008 à 21:41
C'est aussi pourri que t'es commentaires.Le 23/07/2008 à 20:37