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Massa est le lièvre
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Publié 02/11/2008 à 10:15 GMT+1
Poussé par tout Interlagos, Felipe Massa (Ferrari) a décroché sa 3e pole consécutive à Sao Paulo, samedi. Pendant que Lewis Hamilton (McLaren), son rival pour le titre, se fourvoyait quelque peu en enregistrant le 4e temps. Autre sensation : la présence d
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Felipe Massa est l'objet d'une véritable adoration que le Brésil n'a plus témoigné à l'un de ses pilotes depuis le légendaire Ayrton Senna. Et le Pauliste, qui joue ce week-end à domicile le titre mondial face à Lewis Hamilton (McLaren), ne semble pas paralysé par l'enjeu d'offrir à son pays sa première couronne depuis 1991, bien au contraire.
Avec une belle assurance, le pilote de la Ferrari N.2 a décroché sa troisième pole position consécutive sur ses terres samedi à Interlagos, banlieue de la mégapole auriverde, en accomplissant à deux reprises le plus beau tour dans les cinq dernières minutes de la séance de qualification, arrêtant finalement la marque à 1:12.368. Pendant que son rival britannique perdait ses moyens en commettant deux grosses fautes, ce qui offrait un boulevard à Jarno Trulli (Toyota), étonnant 2e, et Kimi Räikkönen (Ferrari), champion du monde encore pour quelques heures, et disposé à mettre en scène la passation de pouvoir à l'idole du pays.
"Ce fut une bonne bagarre à trois, et quelque chose de fantastique devant toute cette foule. Tellement de gens aiment ce que l'on fait qu'il est difficile de décrire ce sentiment avec des mots, qui plus est quand on est Brésilien", a confié Felipe Massa, auteur de la 15e pole de sa carrière, et qui doit compenser sept points au championnat pour se couronner.
"Notre équipe est fantastique et tout ça est très émotionnel. Elle a travaillé très dur", a-t-il poursuivi. "J'ai aussi une famille et des amis fantastiques autour de moi. C'est un rêve qui devient réalité. 71 tours nous attendent dimanche et ils seront très longs, mais c'est bon de commencer devant. Nous avons une bonne voiture, que nous avons améliorée depuis vendredi matin. Elle est très compétitive ici, et nous l'avons encore montré en Q3. Je dirais que j'ai été à l'aise dans les trois parties de la qualification, mais j'ai commis une petite faute en Q2 au virage 4 en allant trop large sur la bordure, ce qui m'a coûté 0.2 sec. Puis, je suis parvenu à tout bien faire en Q3, et c'est là que c'est le plus important".
Räikkönen compte jouer les intermédiaires
On n'avait plus vu une Toyota en 1ère ligne depuis le Grand Prix du Japon 2005 et la position de pointe de Ralf Schumacher. Et jeudi, Jarno Trulli ne se voyait pas mettre sa TF108 en si belle place. "J'ai vraiment pensé que je devrai renoncer car j'étais tellement malade jeudi", a dit l'Italien, assailli par une vilaine grippe. "Je dois vraiment remercier toute l'équipe (…) ils ont fait tout ce qu'il fallait pour que je sois rapide. Avant de venir ici, je savais que c'était le genre de piste technique, difficile, où je pouvais être très fort. J'attendais ce grand prix pour ça" .
En qualification, il a vraiment compté ses munitions, entre nécessité de passer des pneus qualité "tendre" pour se qualifier et la méfiance d'avoir à user des "medium" dimanche, sur une piste qui génère beaucoup de grainage, forme de pelage de la gomme qui peut mettre plusieurs tours disparaître ou perdurer tout un relais. "J'ai vraiment gardé mes atouts en qualification en économisant mes trains de pneus", a souligné le Pescaran, qui s'est par exemple contenté de trois tours -soit un seul chronométré- en Q1. "En Q3, j'ai fait un très bon tour. Ça montre les progrès réalisés par l'équipe cette saison. Les pneus ont bien fonctionné mais, pour être honnête, le principal problème reste leur tenue demain. Les 'tendre' étaient tout indiqués en qualification mais il pourrait en être différemment dimanche. Il faudra faire travailler les pneus de façon différente en course et, en fait, on pourrait voir des concurrents en difficulté...", a-t-il averti, en conclusion.
Trosième sur la grille, Kimi Räikkönen a souligné que sa position n'était pas une si mauvaise affaire, dans l'optique de bondir au départ pour protéger son chef de file. "Sur cette piste, être 3e (ndlr : sur la partie propre, plus près de la corde) est mieux qu'être 2e", a dit le champion, prêt à retourner le service que le Pauliste lui avait fait en 2007 en lui offrant une victoire synonyme de titre.
Hamilton veut rester à sa place
"Nous savons ce que nous devons faire pour que l'équipe atteigne ses objectifs. Nous essaierons de nous échapper et de faire notre propre course, comme en 2007. Nous verrons ensuite où ça nous place (aux championnats Pilotes et Constructeurs). Bien sûr, nous aurons besoin d'un peu de chance. Les pneus sont à la limite ici et il sera important de bien les gérer. Mais de ce point de vue nous sommes bien lotis", a-t-il ajouté.
Relégué à l'extérieur de la 2e ligne, Lewis Hamilton n'a pas l'intention de déployer la fougue qui lui avait été fatale l'an passé. "Félicitations à Felipe [Massa] pour cette pole position devant son public : il a fait du super boulot", a-t-il commencé par dire, avant d'annoncer son plan. "Dimanche, je me focaliserai sur ma propre course : l'après-midi sera éprouvante mais je suis à l'aise en ce qui concerne ma stratégie d'essence ; les gars devant moi sont probablement dans une stratégie différente. Nous sommes en bonne position pour finir à notre place de départ, et c'est notre objectif. Nous n'avons pas besoin de faire quelque chose de spectaculaire".
Petite déception néanmoins pour le bouillant britannique : son équipier Heikki Kovalainen, qualifié 5e, ne paraît pas en mesure de l'aider dans sa quête. Ni même favoriser les desseins de McLaren, qui doit reprendre 11 points à Ferrari, actuel leader du championnat Constructeurs.
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