Maintenant, c'est une évidence. Les deux années de disette que l'Américain a vécues après avoir archi-dominé le monde du golf ont été très positivement mises à profit. A la recherche du swing parfait, Woods a cassé tout ce qui lui avait permis de s'inscrire dans la légende de ce jeu. Pour revenir plus fort encore, le jurait-il. S'il n'a pas encore endossé sa 2e veste verte, l'Américain est édifiant de précision, d'assurance, de maîtrise gestuelle.
Certes, il lui reste quelques scories à effacer de son jeu. A l'exemple de ce 3e tour, où il aurait signé un invraisemblable 63 (-9) s'il n'avait concédé deux bogeys coup sur coup, aux 14 et 15. Sur le Chinese Fir, par 4 en dogleg gauche, puis sur Firethorn, par 5 d'une belle rectitude mais qui cache ses vices, avec son obstacle d'eau en ultime défenseur du green, Woods a payé le tribut logique à ses incessantes prises de risques.
DiMarco a plongé
Avec une carte à - 7, au finish, Woods a négocié son dimanche sur des bases autrement plus réjouissantes que celles de Chris DiMarco, qui a plongé son ex leadership dans un inextricable bourbier. Alors qu'il était à -3 à la fin de l'aller, DiMarco a gâché ses chances au trou n°10, par 4 réputé pour être le trou le plus difficile du parcours et sur lequel il a signé un double bogey. S'ensuivaient trois bogeys ravageurs.
Levet est là !
Sans être flamboyant, le Danois Thomas Bjorn a vu sa régularité en toutes circonstances récompensée par une troisième place au tableau de marque. Auteur d'un 71, 67, 71, le joueur de Ryder Cup est dans le coup, devançant Phil Mickelson, qui n'a pas dit son dernier mot, même s'il est à 7 coups, tout de même, du leader. La très heureuse surprise du tournoi est, côté tricolore, de voir Thomas Levet pointer fièrement dans le Top 10. Après cinq semaines d'interruption pour soigner un moral en décrépitude et un jeu dans le même état, le Parisien revient en force avec un superbe 68 ce dimanche matin, agrémenté de 5 bordies et d'un bogey.
Le quatrième tour devrait débuter en fin de journée, heure française. La chasse au Tiger est lancée. Mais on sait que la proie n'a pas son pareil pour se muer en prédateur...






















