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Garcia, le maudit
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Publié 24/07/2007 à 12:00 GMT+2
Souvent placé, jamais gagnant. Sergio Garcia n'a pas échappé à son destin sur le British Open. Leader du tournoi depuis la première journée, l'Espagnol s'est incliné en barrage devant Padraig Harrington après avoir manqué de réussite dans les moments impo
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Crédit: Eurosport
Sergio Garcia pourra-t-il se remettre d'une telle déconvenue ? Rien n'est moins sûr. Tout indiquait pourtant que ce British Open devait sonner la consécration de l'Espagnol, dont le talent appelait une première victoire en Grand Chelem à Carnoustie. Le scénario était parfait. Après avoir pris le départ idéal en signant le meilleur score de la première journée, Garcia avait confirmé sa domination sur l'épreuve jusqu'au coup d'envoi de l'ultime journée. Moins conquérant dans le jeu, l'Espagnol s'est alors battu comme un beau diable pour conserver sa première place. Mais il n'a pu vaincre cette malédiction qui le prive de titre sur les Majeurs depuis ses débuts en 1999. Et on peut définitivement parler de malédiction.
D'abord sur son 72e trou: sa balle a tourné autour du trou avant de ressortir sur le putt pour par qui lui aurait donné la victoire. Puis sur le deuxième trou du barrage, alors qu'il essayait de combler ses deux coups de retard sur Harrington: sa balle tape le pied du drapeau... pour s'échapper six mètres plus loin. "Ça, c'est drôle. Certains voient leur balle taper le drapeau et rentrer dans le trou. D'autres la voit s'arrêter juste au bord. Mais moi, la mienne part six mètres plus loin", lâchait-il, dépité, à l'issue du tournoi.
"L'histoire de ma vie"
Garcia n'est pas fataliste par hasard. C'est l'expérience qui parle. Souvent placé, jamais gagnant, le Castillan a abordé le quatrième tour d'un tournoi du Grand Chelem dans le dernier groupe à trois reprises. Sans jamais s'imposer. Et le British Open, sur lequel il a terminé six fois dans le top 10 en 11 participations, semble particulièrement lui tourner le dos. "Le plus triste, c'est que ce n'est pas la première fois. Malheureusement. Je crois que mes adversaires ne sont pas que sur les greens. Je ne sais pas comment je fais. Dès que je suis en position idéale, j'ai encore moins le droit à l'erreur", avance Garcia.
Moralement au plus bas, l'Espagnol va maintenant devoir se remettre de cette terrible désillusion. Ce n'est pas gagné, tant il cherche encore les raisons de son échec. "Nerveux ? Bien sûr, j'étais nerveux. Quand on aborde le dernier trou du dernier tour d'un Majeur avec la possibilité de gagner et qu'on n'est pas nerveux, c'est qu'on est mort ! Mais, le pire, c'est que je ne sais toujours pas comment j'ai pu rater ce putt sur le 18. Après, j'ai réussi à faire +1 sur le barrage sans vraiment rater un coup. Je devrais peut-être écrire un livre là-dessus. C'est comme ça, c'est un peu l'histoire de ma vie. Je dois juste repartir de l'avant et espérer faire mieux la prochaine fois", tentait de positiver Garcia. En espérant certainement que la malédiction le fuit enfin.
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